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Hunted : The Demon's Forge

Hunted : The Demon's Forge

Brian Fargo est un grand monsieur du jeu de rôle. On lui doit Bard’s Tale et, indirectement, les Fallout ou autres Baldur’s Gate édités par sa société, Interplay. Néanmoins, les hauts faits du passé ne garantissent pas la gloire du présent.
Hunted prétend fusionner le genre hack & slash à l’ancienne avec les jeux d’action contemporains, offrir un mélange entre Gauntlet et Gears of War. Si le concept s’avère ambitieux, l’exécution est ponctuée de "oui mais".

Elle est où la poulette ?

Mercenaires confirmés, le musculeux Caddoc et l’elfe E’lara tentent, en plein milieu d’une invasion démoniaque, de retrouver la fille d’un richissime notable. Le duo se veut attachant, échangeant constamment des répliques cinglantes mais le doublage français calamiteux annihile instantanément tous ces efforts. Un travail d’autant plus dommageable qu’il affecte l’ensemble de l’aventure, riche en dialogues. Cela dit, Hunted consiste plus à tailler du monstre qu’à tailler une bavette.Que vous jouiez seul ou accompagné d’un ami, les deux héros agissent constamment de concert. E’lara utilise principalement l’arc, se plaçant à couvert (comme dans Gears) pour cribler ses adversaires de flèches tandis que Caddoc charge au corps à corps avec son épée et son bouclier. Pas de combos complexes à retenir : la prise en main est simple, intuitive et les impacts plutôt jouissifs avec quelques exécutions bien gore. Malheureusement, le manque de variété des ennemis et des actions implique une inévitable répétitivité. On se tourne donc vers les habituels moteurs du hack & slash pour espérer trouver une planche de salut.

C’est l’histoire du verre d’eau…

Mais là encore, Hunted ne remplit qu’à moitié son contrat. Coté chasse aux trésors, on récupère régulièrement de meilleures armes, parfois dotées de bonus magiques, mais elles n’altèrent pas vraiment la façon d’aborder les combats et les designs ou les effets visuels ne sont guère sexy. Rien de comparable en tout cas avec un Diablo ou plus récemment Borderlands. Quant à l’évolution des personnages, si l’on met de côté les améliorations de vie, mana, potions ou autres, débloquées naturellement en cours d’aventure, on se retrouve avec 3 aptitudes propres à chaque personnage et 3 sorts communs. Certes, les effets sont variés (flèches réfrigérantes, perforantes, sceau de douleur, charge, rage…) et améliorables mais cela fait peu, d’autant que l’on peut tout optimiser en un seul tour de jeu.

Puissance 2

Pourtant, Hunted parvient à susciter une certaine sympathie. Cela tient en grande partie à l’aspect convivial du mode en coopération, car au-delà du plaisir de massacrer en duo, il y a une réelle synergie. Un personnage peut soigner l’autre ou lui jeter un sort décuplant sa puissance pendant un bref instant. Certains pouvoirs sont aussi complémentaires comme lorsque Caddoc fait léviter les ennemis qui s’approchent de lui, offrant de belles cibles groupées pour les flèches explosives d’E’lara. De plus, malgré la linéarité des niveaux, il y a de nombreuses et parfois vastes zones secrètes à découvrir en résolvant de petits puzzles. Cela donne un côté exploration satisfaisant… le temps d’un premier passage. Et c’est bien le problème : contrairement aux autres hack & slash qui savent inciter le joueur à revenir constamment, Hunted dévoile tout son potentiel en un unique tour de jeu, rendant son excellent éditeur de niveau presque caduc. Cela étant, en période creuse ou à petit prix, pourquoi pas ?

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans
- A tous les Conan et les Legolas

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