Le projet micromania-zing . découvrir !
Menu

Gran Turismo 5

Gran Turismo 5

Non, vous ne rêvez pas, Gran Turismo 5 est enfin là. Arlésienne au long cours, le nouvel opus de la légendaire saga automobile de Polyphony Digital montre enfin le bout de son nez près de six ans après l’illustre GT4. Mais est-il à la hauteur des folles attentes placées en lui ?
C’est avec une émotion non feinte que l’on insère le Blu-ray de GT5 dans sa PS3. Après une intro aussi industrielle qu’originale, nous effectuons nos premiers tours de roues sur le mode arcade, histoire de faire quelques courses et de voir ce que donne le gameplay. Première confirmation : Gran Turismo 5 est avant tout… un GT pure souche ! On retrouve cet excellent compromis entre simulation et arcade, avec des voitures dont on ressent bien le poids. La direction est assez lourde et les modèles physiques semblent être de subtiles évolutions de ceux entrevus dans GT5 Prologue. Les transferts de masses sur les différentes roues sont moins brutaux, la suspension mieux gérée et les imperfections de la route sont ressenties de façon plus réaliste. C’est aussi le premier GT où les différences de performance entre la manette et un bon volant sont aussi importantes, soulignant le léger renforcement du côté simul’ du gameplay de façon générale. Ce qu’il faut retenir : si vous aimiez les GT avant, les sensations de conduite vous seront familières, même si un Forza Motorsport 3 est aujourd’hui capable de proposer des modèles physiques plus pointus et des sensations globalement plus cohérentes.Des nouveautés bien présentes mais décevantes

Au vu du budget et des nombreuses années de développement du titre, on attendait avec impatience de pouvoir tester les nouveautés promises par Kazunori Yamauchi, le créateur de la série. En premier lieu : les dégâts. A ce niveau, c’est la déception : à moins de foncer à pleine vitesse dans les murs, on abîme difficilement sa voiture. Les premiers stigmates n’apparaissent sur la carrosserie qu’au bout de plusieurs chocs. Surtout, les dégâts (comme la présence d’une vue intérieure) ne concernent que les modèles Premium, soit 200 des 1031 voitures du jeu. Les quelques 800 autres, appelées Standard, sont des voitures de GT4 "HDifiées" et n’ont pas le droit à ce traitement de faveur, c’est bien dommage. Le pire dans tout ça : ces dégâts sont uniquement visuels, et n’ont aucune influence mécanique sur la voiture… Vient ensuite le temps des courses sous la pluie, la neige, et la gestion du cycle jour/nuit. Et là, si la réussite du rendu visuel est évidente, c’est plus mitigé au niveau de l’effet de ces paramètres sur la conduite. L’adhérence est quasiment la même sous la pluie que sur le sec, même en désactivant les aides au pilotage. Le karting est lui par contre très sympathique malgré des distances de freinage fantaisistes, le Nascar s’avère assez technique et plutôt une bonne surprise mais le rallye est toujours aussi mal fichu. Si GT5 fait moins pire que ses prédécesseurs, le comportement d’une C4 ou d’une Focus reste assez obscur sur terre ou sur neige. Dernière grosse nouveauté, qui déçoit aussi également : l’éditeur de circuits. Il s’agit en fait d’un générateur aléatoire de tracés dans lequel vous choisissez un environnement, un nombre de sections, la largeur et la difficulté des courbes, et basta. A aucun moment, on édite quoi que ce soit sur le circuit en lui-même, dommage !

Pilote ou patron d’écurie ?

Le cœur de GT5, c’est le mode GT Life. Les permis sont là et l’évolution du jeu se fait désormais en fonction de votre niveau, qui augmente au fur et à mesure des points que vous récoltez en gagnant des courses, des championnats et des événements spéciaux. Moins long que celui de GT4, il reste très complet tant les compétitions sont nombreuses. Des championnats aussi disponibles en mode B-Spec, où vous incarnez un patron d’écurie, mais ce mode reste accessoire. Car à part donner quelques directives de course à votre pilote, vous ne gérez pas grand-chose. En plus, vos ordres n’ont pas grande influence sur la course. Bof. Un petit mot aussi sur le jeu en ligne, où l’on peut bel et bien jouer à 16 avec des salons privés et directement accéder à des courses via un lobby principal. L’interface y est très touffue et GT5 a un temps de retard sur la concurrence à ce niveau. Au moment de faire un bilan, il convient de juger GT5 pour ce qu’il est : un très bon jeu de caisses, un Salon de l’Auto grandeur nature avec un contenu pharaonique. C’est aussi le GT le plus complet de la série, mais s’il a conservé ses qualités de gameplay, il possède aussi tous les défauts de ses ancêtres malgré ses six années de développement. Problème : la concurrence a passé la vitesse supérieure, et GT5 paraît aujourd’hui avoir un temps de retard sur de nombreux points. Grâce à la qualité de sa conduite, GT5 reste un titre incontournable sur PS3 mais si aujourd’hui vous cherchez la référence du genre et le "Real Driving Simulator" toutes consoles confondues, sachez que son nom est Forza Motorsport 3. Le roi est tombé !

Test réalisé par Romain Mabil.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux pilotes de 3 ans et plus.
- A ceux qui veulent découvrir la meilleure simulation auto disponible sur PS3 à ce jour.
- Aux amoureux d’automobile au sens large du terme.
- Aux fans de GT, qui sont ici en terrain connu.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Gran Turismo 5 Prologue
- Forza Motorsport 3 sur Xbox 360.
- L’ancêtre Gran Turismo 4 sur Playstation 2.