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God of War II

God of War II

Certains jeux vous collent une claque, le premier God of War nous avait encastré la tête dans le mur. Autant dire que cette suite était attendue avec impatience, d’autant qu’il s’agit là du dernier grand jeu Sony sur la PS2.
Kratos voulait la mort, les dieux lui ont donné l’immortalité. Aujourd’hui assis sur le trône ravi à Mars, divinité de la guerre, le fantôme de Sparte s’attire l’inimitié des autres olympiens en encourageant les conflits humains. Zeus lui-même finit par intervenir, piégeant Kratos, le dépouillant de ses pouvoirs avant de lui ôter la vie… Mais notre héros est sauvé in extremis par ceux qui haïssent les dieux encore plus que lui, les Titans.

Déicide récidiviste

Cette chute, inévitable pour des raisons de gameplay, permet de retrouver un Kratos très énervé, carburant comme d’habitude à la rage pure. Sa quête consistera cette fois à "convaincre" les trois sœurs tissant les fils du temps de restaurer sa puissance divine, histoire de s’expliquer avec Zeus, mais le chemin s’annonce long. Pour le coup, on tombe dans l’un des travers typiques de la suite, le recyclage. Un bon nombre de vos combos, de vos pouvoirs (orbes électriques, tête de méduse), la vaste majorité de vos ennemis et certains coups fatals relèvent du déjà-vu. Inévitablement, cela déçoit un peu. Fort heureusement, les choses s’arrangent rapidement. Une fois encore, le studio de David Jaffe prouve sa maîtrise extrême des capacités de la PS2 en nous livrant un titre d’une qualité visuelle absolument éblouissante, non seulement sur le plan technique, mais aussi sur le plan artistique.
Les niveaux sont souvent délirants et grandioses, avec des architectures fabuleuses aux proportions dantesques, des textures détaillées, des ambiances travaillées ainsi que des mises en scènes soignées. Comme d’habitude, des bruitages puissants et des partitions épiques font échos à la sauvagerie inouïe de l’action. Kratos décapite, démembre, éviscère, broie, embroche, perfore et défonce tout ce que les dieux jettent en travers de sa route.

Sang neuf

A cette réalisation orgiaque s’ajoutent des éléments inédits qui renouvellent l’intérêt de l’aventure. Vous aurez ainsi des phases de combat aériens très réussies, Pégase se rangeant à vos coté. De nouvelles armes (arc, marteau, lance, toison d’or permettant de renvoyer un projectile avec le bon timing) et pouvoirs tels que le Tremblement de terre ou le ralentissement du temps (qui sert notamment dans le cadre d’énigmes) font leur apparition. Les séances de combats et de puzzles (toujours bien pensés) sont désormais complétées par un véritable aspect plateforme. Les lames d’Athéna vous permettront ainsi de vous accrocher en certains points pour vous balancer, puis des ailes vous ouvriront brièvement la voie des airs, une fois gentiment empruntées à leur propriétaire. Car cet épisode se caractérise par les nombreux personnages mythologiques dont vous croisez le chemin : Prométhée, Jason, Persée, Icare, Atlas…

Plutôt sympa mais l’on regrettera que certains fassent office de boss, offrant certes un combat intéressant, mais moins spectaculaire que d’autres adversaires (comme le colosse de Rhodes). N’empêche que l’on prend son pied. Nouveautés et anciennetés fusionnent pour offrir une aventure rythmée, variée, violente et jouissive, sans temps morts. Une épopée grandiose qui ne décevra pas les fans du précédent opus.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans
- Amateurs de violences virtuelles et de mythologie
- A ceux qui ont vibré sur le film 300


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- God of War
- Devil May Cry 3
- Prince of Persia