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God of War : Chains of Olympus

God of War : Chains of Olympus

Bon, m’sieur Kratos, vot’ C.V. est plutôt clair sur ces trois dernières années : Stage de Déicide, Dieu de la Guerre par intérim, Mort en CDD… Mais avant, ça manque de précision, genre "10 ans à servir les dieux". Vous pourriez détailler un peu ?
Chains of Olympus se penche sur les années de servitude de Kratos, tentant d’obtenir sa rédemption en exécutant les sales besognes de l’Olympe. Si tout commence plutôt simplement, par un petit règlement de compte "diplomatique" avec les voisins perses, la situation dégénère et les choses vont vites prendre une tournure inquiétante avec la disparition du soleil et l’invasion des troupes de Morphée. Il se trame un complot et les coupables se trouvent quelque part en Hades.

Déjà-vu

Entre les vidéos et les images, on s’y attendait, on avait enfilé un casque de protection renforcé, mais rien n’y fait : God of War colle une claque visuelle à se faire déboîter la mâchoire ! Que ce soit en terme artistique ou technique, Chains of Olympus se pose comme le plus impressionnant titre de la PSP. Les mises à mort sanglantes s’enchaînent sur fond d’architectures grandioses et de musiques somptueuses. Le résultat se rapproche quasiment de ce que l’on obtenait sur PS2, peut-être même trop en fait, car cet opus recycle largement le contenu de ses aînés. Les redoutables lames du chaos, les orbes rouges, les yeux de gorgones, les plumes de phénix, l’artefact qui vous permet de respirer sous l’eau, le bouclier qui sert à renvoyer les projectiles, l’attaque à distance, l’attaque de zone (Poséidon cédant la place à un Efreet de feu)…
Malgré quelques changements de noms, ce sont les mêmes objets que l’on récupère, les mêmes compétences que l’on améliore. Idem pour les ennemis : soldats, minotaures, femmes serpents, harpies, trolls… On pourrait presque appeler ces figurants par leurs prénoms depuis le temps qu’on les décalque.
Version 0.8

Alors qu’y a-t-il de nouveau ? Le gant de Zeus, une arme puissante qui confère à Kratos le look de Hellboy, et la Colère de Charon, une attaque magique à distance assez inutile. Et c’est à peu près tout. Plutôt léger, d’autant que toutes les mécaniques introduites dans GoW 2 (ralentissement du temps, combats aériens, ailes d’Icare, balancement) jouent les abonnés absents. Un retour aux sources, dans le sens péjoratif du terme. Et malheureusement, les reproches ne s’arrêtent pas là. Les duels avec la poignée de boss présents reposent sur des mécaniques basiques et répétitives, la difficulté est inégale, la durée de vie limitée, et certaines phases (comme l’unique passage en apnée) carrément gadget.

Lueur d’espoir

Cela dit, tout n’est pas noir en Hades, loin de là. Le titre conserve son coté grandiose, son système de combat efficace, ses QTE exaltants, ses coups de grâce sauvages, sa prise en main absolument irréprochable… Les niveaux sont bien construits, les quelques puzzles relativement bien fichus et le scénario, bien que simple, conserve cette envergure dramatique qui caractérise la série.
Ironiquement, Chains of Olympus se destine plutôt aux joueurs vierges de tout contact avec Kratos : c’est un moyen parfait de découvrir la série avant d’enchaîner avec les épisodes PS2.
Par contre, les fans de GoW, une fois estompé le plaisir indicible de retrouver leur héros "intact" sur PSP, risquent d’être déçus par la régression des mécaniques de jeu. Bref, une digression agréable, mais pas indispensable.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans
- A ceux qui n’ont jamais joué à GoW
- A ceux qui aiment débiter du cyclope à tour de bras


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- God of War sur PS2
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