Le projet micromania-zing . découvrir !
Suivez-nous
Menu

God of War : Ascension

God of War : Ascension

La saga de Kratos a connu son dénouement avec le troisième opus de God of War. La PS3 n’en a pas fini pour autant avec le Spartiate le plus redouté de la Grèce antique. Ce prologue est-il l’épisode de trop ?
Les habitués de la tragédie grecque de Sony le savent, Kratos, trompé par Ares, assassine sa femme et de sa fille. Ascension débute juste après ces tristes évènements, alors que notre héros, au bord de la folie, renie son pacte avec le dieu de la guerre, s’attirant ainsi les foudres des Erinyes et découvrant un complot… que l’on connait déjà dans les grandes lignes. A l’image du jeu en fait.

Divine proportion

Ne vous y trompez pas, le fait qu’il s’agisse d’un prologue en marge des épisodes majeurs ne diminue en rien l’implication et le sérieux des développeurs. La mise en scène (surtout durant les premiers et derniers chapitres) en met plein la vue, jouant avec les proportions dantesques de certains ennemis.L’animation ainsi que les effets visuels sont au top, la bande-son s’avère toujours redoutablement efficace et le doublage français est un modèle du genre. On ne peut qu’être admiratif devant le talent dont le studio fait preuve pour concilier des lieux grandioses à l’architecture extravagante et un design des niveaux cohérent. C’est généralement lors des phases de plateformes, très linéaires, que l’on prend conscience de l’échelle délirante de certaines zones. Cela étant dit, un beat’em all se jauge avant tout à son système de combat, et c’est là que le bât blesse.

Ennemisd’avant.com

Car les mécaniques restent quasiment figées depuis le premier opus. Vous allez encore arracher les ailes des créatures volantes, encore shooter les chiens accompagnant les cerbères, encore éviter le regard "gorgonesque" de femmes serpents, encore chevaucher des cyclopes, encore éventrer des centaures, encore fracasser des golems… malgré quelques nouveaux venus, le bestiaire fait dans la réunion d’anciens combattants. Vous allez aussi devoir débloquer pour la 6ème fois les combos habituels des lames du chaos, votre unique arme permanente. Du coup, malgré la présence d’armes secondaires d’usage ponctuel (épée, masse, lance, bouclier, bolas), d’effets élémentaires (feu, glace, mort, foudre) permettant des attaques spéciales et de quelques pouvoirs (ralentissement, dédoublement), la physionomie bourinne des combats n’évolue pas beaucoup en cours d’aventure. Les esquives sont rigides. La caméra, parfois trop éloignée pour distinguer Kratos, parfois trop près et laissant hors champ certains ennemis, énerve. Lorsque l’on prend un Devil May Cry nettement plus riche, plus technique, où chaque mode de difficulté apporte autre chose que des ennemis plus résistants, le constat est sans appel. Kratos se rattrape néanmoins là où l’on ne l’attendait plus : les puzzles. Ils sont nombreux et plutôt inspirés, incluant bien sûr les habituels blocs, contrepoids et autres rouages, avant de lorgner sur la manipulation du temps ou le dédoublement de notre héros. Rien de foncièrement novateur mais le résultat est appréciable.

Bain de sang

Une autre bonne surprise concerne le multijoueur. Plus qu’un simple gimmick pour répondre au cahier des charges toujours plus pesant des jeux triple A, c’est un mode à part entière. Un peu dans l’esprit de ce que propose Mass Effect 3. On y vient par curiosité puis on y retourne par plaisir. Vous allez vous disputer les faveurs des dieux à travers quatre modes. Le système de progression est suffisamment gratifiant pour donner envie de développer son avatar. Le gameplay directement tiré du mode solo conserve sa sobriété, avec la même rigidité dans les esquives, les problèmes de caméra en moins. Un hic : il semble ne pas y avoir de matchmaking. Pour un mode basé sur la progression par niveaux et les pouvoirs à débloquer, on peut arriver à de gros déséquilibres en partie entre joueurs débutants et vétérans. Et pas moyen de copier l’équipement de ses bourreaux lorsqu’on trépasse ! La pirouette trouvée par les développeurs : l’Epreuve des Dieux 1 joueur. Ou comment combler son déficit de niveaux en enchainant les vagues de monstres en solo… Il y avait mieux à trouver.

God of War : Ascension peine à renouveler son gameplay. Mais quelques bonnes idées et une réalisation toujours au top le préservent de la colère… des fans !

Test réalisé par Frédéric Dufresne et Frédéric Pam.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans.
- Plus aux fans de Kratos qu’aux amateurs de bons jeux de baston.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Bayonetta
- DmC Devil May Cry