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Gangsters 2

Gangsters 2

Après un premier Gangster et son interface de jeu spartiate, les développeurs de Hothouse Creations reviennent avec un deuxième opus que l'on espère mieux réalisé. Porte-flingues et mafiosi, tendez l'oreille.
Gangsters 2 prend place au temps de la prohibition américaine. Vous incarnez un jeune caïd de la pègre, bien décidé à venger la mort de son père et à devenir le big boss de l'état de New Temperance. Pour arriver à vos fins, vous devrez user de tous les moyens possibles, et de préférence politiquement incorrects, pour étendre votre vaste empire. On reprochait à Gangsters de posséder une interface de jeu archaïque. Eh bien les développeurs semblent avoir corrigé le tir pour cette suite. Un grand nombre de tableaux sont disponibles, avec quantité d'informations concernant l'état de vos finances, le moral de vos troupes, vos sites qu'ils soient légaux ou illégaux, de quoi gérer sereinement votre petit monde. Une carte de la ville permet de repérer les zones chaudes des clans rivaux, les secteurs à sécurisés, et les faits et gestes des citoyens, qu'ils fassent partis de la mafia, des forces de l'ordre ou qu'ils soient de simples quidams.

Interface en progrès, mais il reste quelques points noirs

Mais déjà, quelque chose dérange. On fait défiler l'écran en gardant le bouton droit de la souris enfoncé et en la déplaçant. C'est le seul moyen possible pour effectuer un "scrolling", que ce soit sur la carte 2D ou l'espace de jeu en 3D isométrique.
Pas de déplacement avec les flèches du clavier ou en amenant le curseur en bord d'écran, comme dans tout jeu de stratégie temps réel qui se respecte. Si c'est un choix délibéré de la part des développeurs, il n'est pas des plus judicieux. Revenons maintenant sur l'aspect temps réel de Gangsters 2.
Le fait de diriger ses gangsters en temps réel amène plus de rythme au jeu, et impose que l'on coordonne les actions avec la précision d'une horloge suisse. Faire diversion devant le Q.G. pour attirer des hommes de mains rotors et plastiquer le bâtiment avec son expert en explosifs fait partie des pratiques courantes. Il reste néanmoins possible de pauser le jeu afin de revoir sa stratégie, ou de feuilleter tranquillement les pages du journal local, qui regorgent d'infos utiles.

Une Intelligence Artificielle boiteuse

Par contre, on ne comprend pas pourquoi il n'existe pas de commandes pour accélérer le temps dans le jeu. La plupart des missions, soit 20 épisodes au total en campagne solo, nécessitent de se trouver à tel endroit à une heure donnée, et l'on peste parfois de ne pouvoir abréger l'interminable attente. Par ailleurs, si l'interface est en progrès, l'Intelligence Artificielle est lamentable. Dans les premières missions, on ne se rend pas trop compte de ses lacunes, mais lorsque ça se corse, on ne peut que déplorer le côté approximatif du système de pathfinding dans le jeu. Votre voiture se gare à 4 pâtés de maisons alors que vous devez frapper vite et bien
une distillerie clandestine ennemi, vos gangsters peinent à trouver le chemin le plus court lorsqu'ils essaient de fuir un feu nourri. On perd vite patience devant la médiocrité de l'I.A. A côté de cela, on prend un malin plaisir à gérer des maisons closes, à revendiquer les sites ennemis, à recruter des spécialistes pour faire la sale besogne.
Malheureusement, la réalisation n'est pas au rendez-vous. Il est vivement conseillé de tester la démo jeu avant de se décider.

Test réalisé par Fred.

Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- Aux fans du Parrain (le film),
- Aux fans d'Il était une fois l'Amérique,
- Aux fans de Scarface,
- Aux nostalgiques de Syndicate.


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