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Fracture

Fracture

Quelque peu occulté par le très médiatique Pouvoir de la Force, Fracture débarque tranquillement sur nos machines sans sabre laser ni fouet. A défaut de licence, le nouveau poulain de LucasArts possède des idées.
La déformation de terrain en temps réel n’a rien de bien nouveau. Les vétérans qui ont traîné leurs guêtres sur Magic Carpet (d’un certain Peter Molyneux) en savent quelque chose mais jamais le principe n’avait été appliqué à un FPS. Petite révolution ou fausse bonne idée ?

Etats-Désunis

Le futur. La pollution a entraîné la fonte des calottes polaires et quasiment tout le middle-west américain est inondé. Pour les côtes Est et Ouest, la notion de survie prend un nouveau sens. Washington se focalise sur la voie technologique, notamment le terraforming, et décide de proscrire légalement les manipulations génétiques, une décision inacceptable pour les Etats de l’Ouest déjà engagés sur cette voie. Les Pacificains décident de faire sécession et déclarent la guerre à ce qu’il reste des Etats-Unis. C’est là que vous intervenez.

Upside down

Si Fracture s’apparente à un jeu de tir à la troisième personne relativement classique (le système de couverture en moins), l’introduction d’armes capables de modifier le terrain change la donne. On craignait un concept un peu gadget, mais il n’en est rien.
De base, on peut creuser ou au contraire rehausser le sol. Cela permet de se créer des protections "naturelles", de passer au dessus ou en dessous d’un obstacle, de faire voler les adversaires ou de les écraser contre le plafond.
Et plus on avance, plus l’arsenal s’étoffe : armes classiques (lance-roquettes, fusil de sniper, mines), armes tectoniques mais aussi technologies alternatives. A côté de la grenade générant un piton rocheux, on trouve le Vortex qui produit un tourbillon attirant tous les éléments environnants avant d’exploser (absolument jouissif). Les missiles se déplaçant sous terre (explosion sur commande) côtoient une arme capable de geler les adversaires et le sol. On peut alterner entre le flingue qui forme une sphère de terre propulsée telle une boule de bowling, et le fusil magnétique, qui attire tout dans le sillage de son projectile.

Fracture incomplète

Le plus beau, c’est qu’il ne s’agit pas d’un simple délire créatif à la Resistance. Redresser un pont, brancher ou débrancher des machines, guider des sphères explosives vers une cible, dévier des rayons, déplacer des chariots suspendus, interrompre des ventilateurs, circuler dans des tuyaux enterrés, lutter contre des ennemis "infraterrestres", créer un tremplin pour son véhicule… à chaque équipement correspond une mécanique de jeu. Dommage que la variété ne s’accompagne pas d’applications un peu plus… profondes.
De même, si les combats gagnent en tactique, cela reste un peu limité. Il faut dire que l’intelligence artificielle s’avère très limitée mais les ennemis compensent par leur nombre et la précision de leur visée, parfois de façon abusive.
Certains passages sont vraiment délicats, voir frustrants même si l’on trouve toujours un moyen de passer. Tant que l’on reste dans les regrets, l’aventure se termine rapidement et l’univers, au demeurant très intéressant, demeure sous-exploité (sans parler du héros insipide). N’empêche que Fracture est un titre défoulant qui offre une expérience atypique aux amateurs de shoot et permet de patienter jusqu’à l’arrivée des poids lourds de fin d’année.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 16 ans
- Aux amateurs de shoot à la troisième personne
- A ceux qui aiment déformer leur espace de jeu


Vous aimerez si vous avez aimé :
- Red Faction 2, pour l’aspect interaction avec l’environnement sur PS2.
- Gears of War, la référence du TPS sur Xbox 360.