Le projet micromania-zing . découvrir !
Menu

Final Fantasy Crystal Chronicles

Final Fantasy Crystal Chronicles

Fruit des réconciliations entre Square et Nintendo, la franchise Final Fantasy arrive enfin sur console GameCube pour le plus grand bonheur des fans. Mais dans un genre quelque peu différent, cette fois.
Evitons de remuer le couteau dans la plaie... Pourtant, comment oublier les années de vache maigre qu’ont dû endurer les joueurs fidèles à Nintendo après le départ de Square chez le concurrent Sony, sa licence Final Fantasy en poche ? J’appuie là où ça fait mal ? D’accord, alors arrêtons la torture. Final Fantasy : Crystal Chronicles s’engage-t-il à combler le manque ?

Une licence mythique mais un concept changé

Bien entendu, nous retrouvons la touche Final Fantasy, avec un style graphique se rapprochant, dans l’esprit, de FF IX. La comparaison s’arrête là, car Crystal Chronicles affiche un environnement hallucinant de beauté. On regrette quand même l’absence des cinématiques chères à Square. Ici, elles se déroulent directement dans le moteur de jeu. Ensuite, la bande-son reste dans le ton de la célèbre licence avec des thèmes chiadés bien que trop répétitifs à la longue.
Quoi qu’il en soit, on a tôt fait de se laisser bercer par les mélodies à tendance celte et folklorique. Dernière particularité : il n’est pas question de jeu de rôle dans la lignée de la série mais plutôt d’un titre davantage orienté sur l’action. Hmm, c’est peut-être là que le bât blesse...
Le hack’n’slash en force

N’espérez pas de scénario complexe, de système d’évolution aux nombreuses combinaisons, de durée de vie poids lourd, Crystal Chronicles tient plus du hack’n’slash à la Baldur’s Gate : Dark Alliance que du jeu de rôle nippon auquel Square nous a habitués jusqu’à maintenant. Entendez par là que le jeu laisse la part belle au défonçage de monstres en règle plutôt qu’à la réflexion. Pour résumer l’histoire, votre monde est soumis à une terrible menace, une brume maléfique qui empêche toute vie sur la planète. Seul le pouvoir de cristaux magiques, réceptacles de l’eau de Myrrhe, permet de se protéger de ce fléau délétère. Pour cela, chaque année partent des caravanes en quête du précieux liquide, ceci afin de régénérer les cristaux, véritables boucliers des zones habitées. Vous faites bien sûr partie de ces intrépides aventuriers.

Choisis ton héros

Quatre classes s’offrent à vous, chacune disposant d’aptitudes particulières qui conditionnent leur style de combat. A cela s’ajoute le choix d’un métier qui vous permettra d’obtenir des gratifications diverses tout au long de l’aventure. Par ailleurs, vous garderez un lien étroit avec votre famille à mesure que vous progresserez dans le scénario, libre à vous de les envoyer sur les roses ou de les combler de cadeaux. Côté gameplay, on alterne entre déplacements sur la mappemonde et exploration de donjons (une quinzaine au total) et leurs sempiternels boss à défaire. L’histoire s’étale sur cinq années, avec une progression on ne peut plus linéaire qui ne laisse pas de place à l’improvisation. Après quelques minutes de jeu, les premières lacunes de jouabilité apparaissent.
Manifestement Crystal Chronicles n’est pas fait pour le jeu solo, l’utilisation pataude des sorts et la gestion du calice d’eau de Myrrhe sont là pour en témoigner. En outre, le jeu n’exploite pas les commandes avancées du contrôleur GameCube, un parti pris retenu en faveur du multijoueurs.
Pas de GBA, pas de multijoueurs

A la fois le point fort et le point faible de FFCC, le jeu à plusieurs ne manque pas d’originalité. Jusqu’à quatre joueurs pourront effectuer la campagne ensemble, sous réserve que chacun possède un GBA et un câble de liaison à relier au GameCube. Des informations supplémentaires viennent s’afficher sur l’écran de la portable, des objectifs secrets, encourageant alors le travail en équipe. Et la possibilité de fusionner les sorts prend tout son intérêt à plusieurs. Malgré tout, on reste pénalisé encore une fois par le faible rayon de protection du calice et la gestion automatique de la caméra. Mais quoiqu’on en dise le fun est bien là, mais à quel prix... Autrement dit, si vous êtes un joueur solitaire ou "sous-équipé", passez votre chemin !

Test réalisé par Frédéric Pam.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- A ceux qui possèdent une GBA
- Aux accros du multijoueurs
- Aux adeptes du hack’n’slash


Vous aimerez si vous avez aimé :
- Baldur’s Gate : Dark Alliance