Le projet micromania-zing . découvrir !
Menu

Fight Night Champion

Fight Night Champion

Avec Fight Night, le combat ne se limite pas qu’aux boxeurs. Un face-à-face musclé oppose les fans de Round 3 aux adeptes de Round 4. Et ce n’est pas ce Champion qui va réunifier les ceintures.
Il faut dire que ce nouvel opus, malgré des aménagements sur lesquels nous reviendront, demeure dans la veine de Round 4, s’attachant plus à reproduire ce que le spectateur lambda peut voir que ce que le boxeur professionnel peut vivre sur le ring.

Beau comme un poids lourd

Le jeu possède des qualités intrinsèques indéniables, à commencer par son casting alignant tous les grands noms du noble art, d’Ali à Tyson en passant Jones Jr., LaMotta, Sugar Ray Leonard, Pacquiao, De La Hoya ou Corrales. En tout près de 50 légendes parmi lesquelles vous devriez trouver gant à votre poing. Autre point fort du jeu, de la série même : la réalisation. La modélisation des boxeurs est impressionnante de détails, le rendu des blessures, de la sueur, la gestuelle, la gestion des collisions (il est vraiment rare de voir des bras s’enchevêtrer), tout est au top. Même les commentaires français s’imposent comme un exemple du genre, renforçant définitivement l’ambiance générale du jeu.L’étalon américain

Et puis il y a les modes de jeux qui peuvent prêter à discussion. La grosse nouveauté de cet opus est le mode Champion qui nous permet d’incarner le jeune André Bishop, un boxeur talentueux à la vie… mouvementée. L’idée est bonne et malgré les clichés, on s’attache aux personnages. Malheureusement, le scripte ne s’arrête pas au pied du ring et les matchs sont parfois pollués par des objectifs particulièrement mal amenés, plus frustrants que plaisants.
La carrière comporte aussi son lot de bizarreries, avec par exemple des slots d’activités (entraînements, repos, etc.) qui semblent indépendants du nombre de semaines séparant deux combats. Les différents types d’exercices manquent d’équilibre, tantôt trop simples, tantôt délicats, quand ils ne sont pas complètement automatisés. Cela dit, le principe demeure globalement dans la veine de ce que propose tous les jeux de combat et se montre efficace.

C’est la guerre

En réalité, le problème fondamental du jeu concerne le gameplay. Pour les adeptes de Round 4, on évolue en terrain connu, avec des changements notables. Les commandes sont encore plus accessibles, facilitant énormément les enchaînements ultra-rapides, avec la possibilité de sortir facilement des coups surpuissants. La garde devient progressivement poreuse condamnant les joueurs trop défensifs. Bref, de l’action rapide, spectaculaire, limite bourrine, nécessitant cependant un minimum de maîtrise. Mais pour les fans de Round 3, le résultat tient de l’hérésie. Les coups manquent d’impact, glissant systématiquement (cela se voit surtout lors des ralentis) et le jeu comptabilise des frappes puissantes même lorsque la distance est "cassée". Le système d’esquive-flash souffre toujours d’une détection aléatoire, les combattants encaissent 2, 3, 4 uppercuts sans que cela n’interrompe leur enchaînement, tellement longs et rapides qu’ils expliquent sans doute la présence d’une "garde intégrale". Il suffit de maintenir une gâchette pour que le boxeur bloque automatiquement les coups hauts et bas (sans se soucier du positionnement du stick). Autant dire que question technicité ou tactique, Champion reste loin de la simulation que fut Round 3. Au final, on aime ou on déteste, mais il n’y a pas de compromis.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 16 ans
- A ceux qui ont aimé Fight Night Round 4
- Surtout pas aux fans de Round 3

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Fight Night Round 4