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Fable 2

Fable 2

Disparition des héros, apparition de la poudre… transfigurée par 500 ans d’évolution, la prestigieuse Albion demeure néanmoins le théâtre d’obscures luttes de pouvoir. C’est à vous qu’il incombe d’en découvrir les acteurs et d’influencer le déroulement de ce drame épique.
Plus souvent fustigé par la presse pour les promesses non tenues de Peter Molyneux que pour ses (rares) défauts, Fable conserve une aura forte auprès des joueurs. Sans doute parce qu’il reste à ce jour le seul jeu de rôle virtuel à retranscrire l’un des éléments fondamentaux de sa contrepartie papier : l’interaction social.

Vivant, c’est vivant !

Là où d’excellents titres comme Oblivion, KOTOR et Mass Effect échouent à se départir de leur aspect "parc d’attraction", Fable 2 permet de s’impliquer profondément dans l’univers d’Albion. Chaque habitant, unique dans son caractère (comme dans son emploi du temps) exprime ses sentiments en votre présence. Peur, dégoût, amusement, admiration, amour… autant de réactions que susciteront votre façon de vous habiller, vos actions publiques (via une large panoplie de comportements à débloquer) et vos exploits épiques. Vous pouvez tuer, maltraiter, rançonner, flatter ou séduire presque tout le monde, vous marier, avoir un enfant... Il est désormais possible d’acheter toutes les échoppes et les logements, puis en modifiant les paramètres financiers, d’avoir un impact sur l’économie locale, voir les habitants.
Vos actes altèrent donc l’univers mais aussi votre avatar. L’axe bien/mal se double d’une notion de corruption, parce qu’un pochetron pétomane peut sauver le monde et que la politesse raffinée dissimule parfois le mal absolu.
Comme précédemment, votre physique évolue en fonction de vos choix et si l’on se confronte souvent à des dilemmes très manichéens, il arrive que les situations soient plus subtiles. Etre bon nécessite des sacrifices, sans contreparties. Mieux : Fable 2 réussit presque nonchalamment à instiller des sentiments rares dans le jeu (et absents du cinéma) : la culpabilité et le regret.

Maître d’armes

Mais l’incroyable richesse de ce bac à sable social ne doit pas occulter les autres immenses qualités du jeu. Conformément aux promesses de Peter Molyneux, les affrontements se révèlent à la fois accessibles et profonds. Le timing et la direction permettent des actions différentes : enchaînements, garde, coups puissants, contre-attaques, rechargement rapide, visée épaulée ou précise et bien sûr différents sortilèges. La façon dont vous vous battez détermine le type d’expérience attribué et donc les compétences accessibles. Rien n’empêche de se spécialiser dans un domaine, mais le système incite à la polyvalence. Ralentir le temps pour sniper tranquillement des bandits, puis taper ceux qui se rapprochent à la masse avant d’utiliser une répulsion sur celui qui passe sournoisement dans votre dos… tout s’enchaîne de façon fluide, dynamique et visuellement jouissive.

Réunion des bucoliques anonymes

Et puis il y a la découverte du fabuleux et hilarant monde d’Albion. S’il demeure très, très loin de la liberté d’un Oblivion, Fable 2 offre des environnements plus ouverts que son prédécesseur. Guidé par votre fidèle chien, à la fois compagnon de jeu, détecteur de trésors et combattant, vous arpentez des régions magnifiques au charme unique. L’exploration s’avère d’autant plus plaisante qu’il y a une myriade de trésors, de zones secrètes (gardées par les fameuses portes démoniaques et leurs défis barrés) ou d’activités (forger, couper du bois, servir des bières, s’adonner à divers jeux de hasard) à découvrir.
La navigation se fait sans encombre, facilité par une traînée lumineuse et un système de téléportation vers les zones déjà découvertes. Pratique, surtout si vous comptez profiter du mode coopératif pour vivre l’aventure à deux.
A bien des égards, cette suite correspond à la vision originelle de Fable que prophétisait Peter Molyneux. L’aventure y est à la fois épique et intimiste. S’investir émotionnellement dans cet univers confère un tout autre sens, une toute autre ampleur aux quêtes majeures et aux décisions que vous prenez. Il en résulte une expérience unique et incontournable.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 16 ans
- Aux amateurs de RPG et d’aventure au sens large du terme
- A ceux qui apprécient la dimension sociale de RPG papier


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