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F1 Racing Championship

F1 Racing Championship

En vue de tirer une cartouche de F1 qui tienne pleinement la route, Ubi Soft a révisé sa copie Monaco GP avec une remise à niveau de taille : la licence FIA. Reste à jauger le niveau d'adhésion que celle-ci risque de provoquer chez le joueur lambda.
F1 Racing Championship vient remettre les pendule à l'heure et les chronos au centième. Pour dire que la N64 n'a pas craché son dernier souffle et qu'au terme de sa carrière, elle est encore cap' de délivrer de gentilles sensations de pilotage. Un jeu de F1 qui n'a donc rien de poussif ni d'arrière-garde. Ou presque.

L'aval ou pas
Cette fois, Ubi Soft n'a pas mégoté, F1RC a son permis de conduire dans la cour des grands, autrement dit l'aval de la fédé.
Autrement redit, on y dispose des 16 circuits, 11 monoplaces et écuries, 22 coureurs et de la saison 99. Tout ce qu'il faut enfin pour en faire un concurrent en puissance de F1 World Grand Prix 2. C'est d'ailleurs auprès de l'éditeur de ce dernier qu'Ubi Soft a pu dealer la licence de la FIA.
D'entrée, le jeu vous demande si vous êtes plutôt arcade ou simu. Ce premier choix déterminera le comportement global de votre bagnole. Savoir juste que l'arcade sera plus indulgent quant à votre conduite endimanchée.

Qualifs à la place des qualifs
Six modes de jeu se présentent à vous : contre la montre, course unique, arcade, championnat, duel ou école d'apprentissage. Ce dernier vous colle un moniteur, qui vous précède sur la piste en vous refilant les ficelles du métier, sur tel ou tel circuit. En duel, un turbo a été prévu pour éviter que l'un des deux joueurs ne fasse trop son boulet. L'arcade fonctionne sur le vieux principe des check points (4 degrés de difficulté) et la simple course vous laisse toute latitude pour choisir vos conditions d'épreuve. Enfin le championnat représente la Formule 1 dans les règles de l'art automobile. Avec ses réglages/échauffements, ses qualifs, ses stands, ses drapeaux jaunes, verts, noirs et blancs, ses disqualifications, ses météos qui mettent le moral au plus bas...

La voix du garage
Si vous activez les options dégâts et carburant, 6 zones de votre mono-caisse pourront faire les frais de votre inconduite (ailerons, pneus, freins, moteur, suspensions, transmission).
Des zones hétérogènes que vous retrouvez approximativement au coeur de votre garage. Il sera temps alors de paramétrer la transmission, les rapports de boîte, la direction, la répartition du freinage, l'aérodynamisme, la contenance du réservoir, les boudins, les amortisseurs et la garde au sol.
Aucune obligation d'achat bien entendu, et rien ne vous force à jouer à l'apprenti mécano. Tout est préréglé par défaut. Détail "ludicocasse", l'arrêt au stand en plein Grand Prix donne lieu à une mini épreuve en forme de tapotement "Track & Fieldesque" , les meilleurs tapoteurs verront ainsi leurs pit-stop abrégés et gagneront de précieuses secondes.
Chicanes et épingles du jeu
Ne vous fiez pas toujours au schéma du circuit à gauche de l'écran, certaines épingles ou chicanes n'y figurent tout simplement pas. De toutes manières, même en optique arcade, F1 RC demeure du pilotage de trajectoire et d'anticipation froide. Jouer sans connaître chaque parcours pratiquement par coeur relève de la gageure et vous interdirait probablement le podium. D'autant que visuellement le jeu n'est pas qu'au beau fixe , clarté et la visibilité n'y sont pas forcément de mise. Une résolution faiblarde mâtinée d'un lissage malheureux tapent parfois dans l'indigeste. En contrepartie l'animation roucoule et le mode 2 joueurs ne pâtit ni ne pâlit jamais.

Test réalisé par Jean-Jacques

Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- Aux furax et aux affamés de Formule 1
- A ceux qui ne savent plus quoi enficher dans le port cartouche de leur N64


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- Monaco GP2
- F1 Pole Position