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F.E.A.R.

F.E.A.R.

C’est auréolé d’une excellente réputation acquise sur PC que F.E.A.R. débarque sur console, mais avec près d’un an de décalage, peut-il encore prétendre attirer les foules ? Cela reste à prouver.
Le temps s’écoule de façon inégale dans le petit monde des jeux vidéo. Certains titres comptent leur âge en années, d’autres en mois ou même en semaines. Malheureusement pour lui F.E.A.R. se range dans la catégorie des FPS où les ravages du temps se font plus cruels qu’ailleurs et une petite année se transforme vite en 12 longs mois. Ce n’est pas que le jeu de Monolith soit subitement devenu moche : il conserve des personnages joliment modélisés, des environnements relativement fins et quelques effets visuels très réussis. Néanmoins, ses décors basiques, répétitifs et sans imaginations paraissent bien fade à coté de Gears of War ou Rainbow Six : Vegas.

Lève-toi et flippe

Pourtant, là où d’autres FPS resteraient sur le carreau après ce coup fatal, F.E.A.R. encaisse sans trop broncher, simplement car son intérêt réside ailleurs. L’atout majeur du jeu, c’est son ambiance. Agent récemment affecté à l’unité First Encounter Assault & Recon, spécialisée dans les phénomènes hors normes, vous allez rapidement pouvoir faire vos preuves. L’intrigue qui débute sur les traces d’un sinistre personnage dirigeant mentalement une armée de clones, va rapidement bifurquer vers quelque chose de bien plus sombre et inquiétant. Apparitions, visions, rêves éveillés parfois dangereusement réels et scènes de carnage d’une violence inouïe vont se succéder aux moments les plus inattendus. Et perdu dans des hangars, des bureaux ou des sous-sols particulièrement sombres, avec votre petite torche qui a régulièrement besoin de se recharger, alors que résonnent d’inquiétantes musiques, vous allez comprendre pourquoi ce jeu se nomme P.E.U.R.
Même s’il faut admettre que les nombreux ressorts émotionnels utilisés par Monolith finissent par s’épuiser sur le dernier tiers de l’aventure, le résultat est une incontestable réussite qui vous fera sursauter plus d’une fois.
Matrix inside

F.E.A.R. ne se contente pas de vous opposer des chimères, vous affronterez des adversaires bien réels lors de fusillades d’une rare intensité. Il faut dire que l’on retrouve les préceptes essentiels d’un bon FPS : un arsenal complet qui claque sévère (double gun, double uzi, shotgun, mitrailleuse, nailgun, lance-roquettes, grenade, laser, coup de pied sauté, etc.), une physique réaliste avec des corps qui décollent dans les airs sous l’impact des balles et des environnements qui gardent la trace du chaos, le tout saupoudré d’un "bullet time" du plus bel effet.
Mais la cerise sur le gâteau demeure la redoutable intelligence artificielle des adversaires, restant une référence absolue à ce jour. Ils vous contournent, se planquent, se replient, se couvrent, vous délogent à coup de grenades…
On en vient presque à pardonner le manque cruel de variété de ces ennemis. De même, Monolith tente de faire oublier une aventure solo un peu courte par la présence d’un multi fun et complet, pour ceux qui aiment.
Sans prétendre faire de l’ombre aux nouveaux poids lourds de la Xbox 360, F.E.A.R. demeure un solide FPS qui saura satisfaire les amateurs de sensations fortes.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans
- Aux amateurs de fantastique et d’action frénétique
- A ceux qui aiment se faire peur


Vous aimerez si vous avez aimé :
- Condemned pour le coté ambiance
- Doom 3 sur Xbox