Le projet micromania-zing . découvrir !
Menu

EyePet & Friends

EyePet & Friends

Le succès des simulations animalières est tel que chaque constructeur se doit désormais d’avoir son représentant. Nintendo a son Nintendogs, Microsoft a son Kinectimals et Sony a son EyePet. Mais être seul en son royaume ne suffit pas toujours.
Remarque : PlayStation Move obligatoire.

En 2009, EyePet nous avait séduit. Sa créature adorable et son exploitation amusante du concept de réalité augmentée comblaient de façon originale un manque dans la ludothèque de la PS3. Si deux ans plus tard, l’animal n’a rien perdu de son charme, il en va autrement du concept. Sur le fond, rien n’a changé : il s’agit toujours de veiller au bien-être de la bestiole. Cela implique de la nourrir, la laver, d’entretenir sa forme physique à travers diverses activités et surtout, de la stimuler en s’amusant avec elle. L’éventail de possibilités semble riche au départ avec une grosse part consacrée à la personnalisation. Qu’il s’agisse d’habiller son familier, de transformer les jouets que l’on utilise, de créer des autocollants, photographier ou utiliser un jeu de construction, il y a une pléthore d’éléments à débloquer. Néanmoins, il devient rapidement évident que cette profusion dissimule un nombre assez restreint d’activités jouables. Construire un château avec des cubes, faire courir l’EyePet après un laser, le faire rebondir 152 fois sur son trampoline, exécuter 4 roulades et 5 "moonwalk" devient vite lassant.Pas d’argent de poche

Seule une quinzaine de minijeux liés à des jouets (tracteurs, fusée, bateau, etc.) offre un semblant de consistance. Ramasser des balles pour marquer des paniers, s’envoler le plus haut possible dans l’espace, pousser des canards… il y a moyen de s’amuser si l’on est à deux, mais rien de véritablement fendard. Le problème, c’est que ce contenu, comme tout le reste, se débloque à l’aide de jetons, or les tarifs sont élevés, nécessitant de recommencer en boucle les activités basiques. Il manque aussi un moyen de savoir en temps réel si notre créature a suffisamment mangé ou bougé. Résultat : au lieu d’avoir le plaisir de la découverte, de s’amuser avec sa créature, on tourne un peu en rond, cherchant désespérément comment obtenir des jetons en se coltinant d’intolérables temps de chargement entre chaque activité répétitive. De plus, si le PlayStation Move permet de gagner en précision, il crée une distance avec l’animal qui minimise l’implication émotionnelle. Les enfants créatifs qui cherchent une poupée interactive y trouveront leur compte mais ceux qui veulent un compagnon de jeu risquent d’être déçus.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 3 ans.
- Aux enfants qui aiment jouer à la poupée plus qu’aux amoureux des animaux.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- EyePet