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Evil Twin : Cyprien's Chronicles

Evil Twin : Cyprien's Chronicles

Amis des ambiances soignées, des univers baroques et des aventures oniriques, la magie digitale d'Evil Twin vous est destinée. Petit voyage dans le pays magique de Tsoull'i...
Les univers rose-bonbon bourrés de champignons magiques et de créatures psychédéliques commencent à vous taper sur les nerfs ? Vous aimez les ambiances dégageant une poésie étrange, sombre ou onirique ? Un bon cauchemar à l'occasion ne vous fait pas peur et titille même vos neurones agréablement (NDR : penser à consulter si les symptômes persistent) ? Nous ne pouvons alors que vous recommander de plonger dans l'univers bizarre et ténébreux d'Evil Twin, fruit du travail des studios In Utero et petit chef-d'oeuvre graphique au parfum bien gothique.

Une ambiance toute en nuance

Arrêtons-nous un moment pour tirer virtuellement notre chapeau à l'équipe de développement qui a su créer un univers sublime. Sombre sans tomber dans l'horreur, parfois triste sans être larmoyant et poétique sans être coincé, l'objectif est atteint : le monde a une personnalité forte même si l'influence d'un improbable "Alice au pays des merveilles" revu et corrigé par Tim Burton se fait sentir. Les graphistes ont de leur côté
aussi fait un travail remarquable pour restituer l'ambiance mi-rêve mi-cauchemar qui se dégage des aventures de Cyprien, le petit orphelin de 10 ans, héros de notre histoire. Que ce soit dans le traitement des décors ou dans l'imagination déployée pour les différents personnages qui vous attendent, Evil Twin s'impose comme un véritable régal pour les yeux.
Des personnages convaincants

Autre point fort du jeu : le soin apporté aux personnages. Loin d'être un marmot pourri-gâté uniquement obsédé par la collecte de monstres sur sa console portable (suivez mon regard), Cyprien est un enfant de 10 ans débrouillard mais bien malheureux. Placé à l'orphelinat à la mort de ses parents où il s'est entouré d'une petite bande d'amis, notre héros parle et se comporte non pas comme une caricature mais comme un gamin qui a la vie dure. Un héros crédible et attachant , ni "d'jeun", ni "chère tête blonde", l'équipe a su donner une personnalité à Cyprien en évitant soigneusement les clichés dont abusent souvent les développeurs plus timides pour utiliser un enfant dans un jeu. Un soin identique a évidemment été accordé à la bande de copains de Cyprien et aux diverses créatures qui l'accompagneront tout au long de son aventure et des nombreux changements qui l'attendent.

Pas de bol...

... mais les amis de Cyp' ne pouvaient pas savoir que la date de la mort de ses parents coïncide précisément avec celle de son anniversaire. La petite fête surprise organisée dans l'espoir de remonter le moral de notre héros tourne donc rapidement au vinaigre et après une grosse colère, Cyprien se retrouve projeté dans un monde bizarre. Ravagé il y a bien longtemps par une immense vague ayant submergé le plus gros des terres, l'univers de Tsoull'i n'est plus que l'ombre de lui-même. Le mystérieux "Maître" apparu après la catastrophe a réduit la population en quasi-esclavage depuis sa tour de Loren Darith et c'est évidemment à notre héros de découvrir qui est et surtout comment vaincre cet ennemi apparemment tout puissant.

Un jeu malgré tout assez classique ?

Si on peut sans peine parler d'un environnement somptueux, particulièrement, le jeu à proprement parler reste assez attendu. On a affaire ici à un jeu d'action-aventure en 3D "à la troisième personne" basé sur un gameplay déjà bien éprouvé : sessions de sauts, collecte de bonus, combats, etc. Quelques idées originales viennent pourtant compenser ce classicisme : Cyprien est capable de se transformer pour un temps en SuperCyp un héros aux pouvoirs impressionnants, peut viser avec sa fronde (upgradable au fil du jeu) "à la première personne" et accomplir un tas d'autres d'exploits que nous vous laissons le soin de découvrir. Hélas, le jeu n'est pas exempt de défauts : la gestion de la caméra peut s'avérer relativement pénible et la difficulté est parfois (très) mal dosée. On a aussi l'impression que le graphisme est un peu moins
fins que sur PC mais c'est peut-être mon humble télé qui commence à fatiguer. Que tout cela ne vous empêche pourtant pas de partir à la découverte des 76 niveaux que compte le jeu ! La qualité de l'expérience ludique l'emporte définitivement sur la frustration que provoquent certains passages trop ardus.
Est-ce un jeu pour moi ?

Si vous aimez les jeux d'action-aventure et les univers baroques, Evil Twin vous prendra et ne vous lâchera plus, et ce, jusqu'à la fin. Soutenu par près d'une heure et demie de scènes cinématiques de toute beauté et par une bande son efficace et pas trop répétitive, il mérite l'attention de tout amateur du genre. Nous, on a adoré. Soyez honnêtes, ça se voit, non ?

Test réalisé par Guillaume Pan.

Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- A ceux qui aiment les univers baroques.
- Aux amateurs d'action-aventure.
- A ceux qui s'y connaissent ou font preuve de pas mal d'obstination.


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