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Eledees

Eledees

Délaissant le nom équivoque d’Elebits au profit du neutre Eledees, ce premier jeu de Konami sur Wii s’inscrit dans la lignée des titres originaux tentant d’exploiter les spécificités de la machine. Une intention louable, mais est-ce suffisant ?
Les Eledees sont d’étranges petites créatures qui vivent dans les objets électriques, les alimentant de leur énergie. Mais un jour, pour une raison inconnue, elles plongent le monde dans l’obscurité. Pendant que ses scientifiques de parents tentent de comprendre ce qu’il se passe, Kai, notre jeune héros, va essayer de capturer ces bestioles pour rétablir progressivement le courant.

Ambiance électrique

Autant le dire tout de suite, l’histoire plutôt naïve et narrée de façon calamiteuse n’est guère primordiale dans le jeu. Ce que l’on retient plutôt, c’est le concept original. Les Eledees se cachent partout : dans les placards, les fours, les ordinateurs, les armoires, les chaussures, les grille-pains, derrière des bibelots, sous des cartons… Pour parvenir à vos fins, vous possédez un pistolet dont le rayon permet non seulement de capturer ces créatures, mais aussi d’interagir avec tous les éléments du décor (pousser, tourner, soulever, ouvrir…). Dans chaque niveau (pièces de votre maison, jardin, rue, parc d’attraction…), vous disposez d’un temps limité pour récolter un certain nombre de watts.
C’est ainsi que débute une chasse endiablée. Alors que vous capturez ces créatures qui augmentent votre réserve de watts, la lumière sera rétablie, certaines portes s’ouvriront et divers appareils électriques deviendront activables, libérant parfois des Eledees Générateurs qui améliorent votre arme. Celle-ci pourra ainsi déplacer des objets de plus en plus lourds, révélant de nouvelles planques à Eledees.
Dérange ta chambre !

Il faut l’admettre, ce principe assez simple s’avère particulièrement jouissif, tant pour l’aspect cache-cache que pour ce plaisir simple et infantile de mettre le boxon. On ravage littéralement les niveaux : CD, plantes, livres, photos, jouets, télés, vaisselle, canapés, légumes, enceintes, outils, voitures, buissons, lampadaires… ça vole dans tous les sens alors que l’on course des hordes d’Eledees. Malheureusement, cela devient vite incroyablement répétitif et presque lassant. Konami tente de palier le problème en introduisant divers éléments : Eledees noirs à éviter, contraintes supplémentaires (ne pas faire trop de bruit, ne pas casser plus d’un certain nombre d’objets), des power-up (ciblage automatique, écran de protection, réducteur de bruit, gâteaux attirant les créatures, etc.), gravité zéro, boss, éléments activables un peu plus complexes…
Mais rien n’y fait. L’action principale manque trop de diversité pour que l’on parvienne à s’enthousiasmer sur la totalité des 29 niveaux. La réalisation 3D s’avère basique et sans âme, ce qui tranche singulièrement avec les illustrations très stylisées des cinématiques.
Le jeu rame parfois terriblement et la prise en main n’est pas toujours au top lorsqu’il s’agit de gérer la profondeur. Eledees n’en reste pas moins amusant, mais il faut se contenter d’y jouer à doses homéopathiques sous peine de très rapidement s’en lasser.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 3 ans
- A ceux qui vénèrent le désordre, le chaos et le bordel
- A ceux qui aiment canaliser leur énergie


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- Rien de comparable, c’est le mérite de l’originalité