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Dynasty Warriors 6

Dynasty Warriors 6

Après un rafraîchissant détour par la licence Gundam, Koei revient à sa série principale pour enfin délivrer un premier opus spécifique et exclusif aux nouvelles consoles. L’occasion d’une renaissance ?
Certains jeux révèlent le gouffre culturel qu’il peut exister au sein du petit monde du jeu vidéo. Dynasty Warriors, qui se focalise sur la guerre des Trois Royaumes ayant embrassée la Chine médiévale, en fait assurément partie. Pleine d’illustres héros qui nous sont anonymes, de célèbres batailles qui nous sont inconnues, la série ne provoquera pas une grande résonance chez le joueur occidental moyen. Mais heureusement, le concept consistant à décalquer une douzaine d’adversaires d’un revers de lance provoque la même satisfaction à peu près partout dans le monde. Ca tombe bien, c’est le principe de la série depuis plus de 10 ans.

Frappe chirurgicale à la massue

Après avoir choisi votre avatar parmi une longue liste d’archétypes (gros bourrin, archère agile, beau héros, androgyne gracile…) possédant chacun ses caractéristiques et son arme, vous êtes lâché sur un vaste champ de bataille. Une multitude de soldats s’y affrontent sur plusieurs fronts et une carte tactique vous informe de la progression des évènements. La victoire ne s’acquiert pas en butant tout le monde, mais plutôt en portant vos efforts à l’endroit nécessaire.
Il faudra bien sûr trancher des centaines d’adversaires, mais surtout vous focaliser sur les gradés et les héros car leur mort entraîne souvent la déroute des soldats, vous permettant de sécuriser des places fortes.
La guerre, c’est facile

Les affrontements font dans le brut de décoffrage : un bouton de combo efficace contre les troupes de bases et un autre contre celles d’élites. Une première jauge permet de multiplier les dégâts tant que l’on enchaîne ses frappes (et redescend lentement en cas d’inactivité), une seconde de lancer une puissante attaque de zone pour faire le ménage. Enfin, on peut ramasser des livres servant à déclencher un sort spécifique. Ajoutez la possibilité de monter un canasson pour distribuer quelques taloches au "bas peuple" et vous aurez presque fait le tour des subtilités du système de combat. Une fois victorieux, on récupère quelques armes, on convertit ses points d’expériences pour renforcer son avatar et c’est réparti. Même s’il ne vole pas bien haut et montre vite ses limites, le concept a le mérite d’être défoulant… en théorie.

Old gen !

Car il existe un… flagrant décalage entre les aspirations et les capacités du studio. Les développeurs d’Omega Force ne sont pas à la hauteur. Vraiment. Par où commencer ? Par l’interface qui bouffe 50% de l’écran dès qu’un gus raconte sa vie (soit toutes les 5 secondes) en pleine bataille ? Par la caméra calamiteuse avec laquelle on se bat constamment et l’absence de ciblage ? Par l’angle de vue trop rapproché qui empêche de voir ce qu’il y a dans votre dos ? Par les alliés et les ennemis qui apparaissent de nulle part, juste devant vous (magique !) ? Par le clipping monstrueux des éléments du décor et des ombres ?
Par les graphismes basiques ? Par les chutes de framerate (ndr : taux de rafraîchissement d’images) ? Par l’intelligence artificielle (IA) débile qui envoie le VIP que vous devez protéger charger seul au milieu de 200 adversaires ?
L’once de plaisir (car elle existe), que procure ces séances de défoulement lobotomisant et l'excellente ambiance des champs de bataille, croulent sous les défauts. Jouer à Dynasty Warriors 6 relève du sacerdoce pour fan intégriste.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 12 ans
- Aux fans de la série uniquement
- A ceux qui aiment ne pas réfléchir


Vous aimerez si vous avez aimé :
- Dynasty Warriors 5 Empires auquel on pardonnait encore.
- Ninety-Nine Nights, finalement bien plus sympa.