Le projet micromania-zing . découvrir !
Suivez-nous
Menu

Dragon's Dogma

Dragon's Dogma

Les productions nippones peinent à s’imposer en Occident et vice-versa. Capcom est l’un des rares studios s’acharnant à construire des ponts entre les deux marchés et sa dernière tentative se nomme Dragon’s Dogma.
Remarque : Jeu en anglais sous-titré français.

Parmi les nombreuses façons de mourir répertoriées, l’ablation du cœur est communément considérée comme l’une des plus définitives… à tort. Vous le découvrez lorsqu’un dragon ancestral teste ses talents de chirurgien sur vous, avant de partir ravager le monde. Autant dire qu’à défaut d’un palpitant, vous avez une dent contre la bête mais la route s’annonce longue avant de pouvoir assouvir votre vengeance.

De toutes pièces
A l’image de la créature de Frankenstein, Dragon’s Dogma évoque à un assemblage de divers jeux de rôle existants. Un peu de Monster Hunter par-ci, un peu de The Elder Scrolls par-là, trois gouttes de Shadow of the Colossus… Néanmoins, le résultat n’a rien de repoussant. Malgré la présence de statistiques liées aux armes, armures, classes et autre compétences, Capcom opte pour des combats en temps réel. On utilise des coups rapides ou puissants, on saute, on esquive, on bloque, on déclenche des attaques spéciales ou des rafales de boules de feu, le résultat s’avère extrêmement dynamique, plutôt correct visuellement avec des moments carrément épiques face à d’énormes créatures que l’on peut d’ailleurs escalader. Nous ne sommes pas loin d’un God of War de groupe.

Le damné et ses pions

Votre équipe se compose de 4 membres, vous et trois personnages non joueur. Votre statut d’élu vous permet d’invoquer des pions, des combattants à forme humaine. Si vous pouvez créer votre pion principal qui évolue de conserve avec votre avatar, les deux autres au niveau figé doivent être piochés dans une réserve constituée par les développeurs ou, si vous être connecté, par les pions principaux d’autres joueurs. A vous de trouver la composition la plus efficace possible sachant que les interactions sont nombreuses (soins, enchantement temporaire d’armes, guerrier immobilisant un adversaire, etc.). C’est avec eux que vous arpentez le monde semi-ouvert de Gransys. Larges plaines, imposantes villes fortifiées, étroits cols montagneux, profonds donjons obscurs, forêts infestés d’ennemis : sans rivaliser avec la taille ou l’ouverture de Skyrim, Dragon’s Dogma offre un monde immersif, vivant, cohérent. Sur le papier, le jeu possède tous les atouts nécessaires pour offrir une grande aventure.

Oui, mais…

Seulement voilà, Capcom, se rate sur plusieurs points. La caméra à la peine dans les lieux étroits ou au milieu de la végétation brouille parfois les combats. L’inventaire ne se montre pas toujours bien pensé. Malgré une intrigue principale intéressante, trop de quêtes annexes relèvent du génocide de la faune de Gransys. De plus, le principe même des pions prive le jeu de toute implication émotionnelle. Mais le défaut majeur demeure l’équilibrage calamiteux de la difficulté. Rapidement, on récupère une pelleté de missions à l’énoncé sibyllin or le monde étant ouvert, rien n’empêche de s’aventurer assez loin pour finalement tomber sur des ennemis qui nous retournent d’une pichenette. Il faut alors rebrousser chemin et prendre du galon sur d’autres activités avant de retenter sa chance. Il en résulte une frustration rédhibitoire qu’un simple indice de difficulté et un vrai système de téléportation pouvaient éviter. En l’état, seuls les plus entêtés, ceux qui endurent les allers retours à répétition ou le massacre en boucle (pour l’expérience) peuvent profiter des qualités de Dragon’s Dogma.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans.
- Aux amateurs de jeux de rôle japonais.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Les Royaumes d’Amalur : Reckoning, bien plus équilibré.
- Monster Hunter Freedom Unite sur PSP, le multi en moins.