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Dragon Ball : Raging Blast 2

Dragon Ball : Raging Blast 2

Aussi régulier qu’EA avec ses FIFA, Bandai nous balance son édition annuelle de Dragon Ball, raclant les fonds de tiroir pour offrir de l’inédit aux fans. Est-ce bien suffisant ?
Il faut le reconnaître : sur certains plans, Spike ne ménage pas ses efforts pour faire plaisir aux fans. Piocher des personnages "perdus" et carrément offrir un OAV complet inédit en France (Plan To Eradicate The Super Saiyans) témoignent de cette bonne volonté. Malheureusement, le reste ne suit pas vraiment.

On ne prend pas exactement les mêmes mais…

Certes, le casting aligne quasiment une centaine de guerriers (dont Thales, Jamba, Pikkon, Nail, Zangya, Bojack ou Hatchiyack) mais qui comme d’habitude, partagent un gameplay excessivement proche. Seules les attaques spéciales distinguent ces combattants, avec parfois des déséquilibres assez flagrants de puissance ou de précision.De façon générale le gameplay demeure très proche de ce que l’on connaît, à savoir des échanges plutôt techniques et très rythmés. La difficulté n’est pas de retenir les combos, peu nombreux, mais plutôt la quantité de commandes disponibles : les charges frontales ou latérales, les poursuites, les blocages, les esquives, les téléportations, les "retours à l’envoyeur", l’utilisation du mode Rage (qui s’accompagne d’un extrait du générique carrément kitch), les duels d’énergie, etc.

Perdu de vue

On peut aussi choisir ses transformations ou, lors de combats en équipe, changer de personnage (et perturber le remplacement d’un adversaire). Bref, il y a une bonne marge de progression avant de pouvoir prétendre maîtriser le système mais au petit jeu de "je retire ceci pour rajouter cela", il n’est pas évident que Raging Blast 2 y gagne vraiment. Il faut dire que les plus gros défauts subsistent. La caméra peine toujours à suivre l’action, perdant régulièrement de vue votre adversaire ou votre personnage. On se heurte toujours aux "murs" délimitant une zone de combat pourtant ouverte visuellement. La trajectoire lors des charges ne tient toujours pas compte du décor et sur certaines arènes comme le palais du tout-puissant, on peut admirer notre super guerrier planter sa tête dans le sol, tentant vainement de rejoindre sa cible située sous le palais. Pathétique.

Grosse fatigue

Parmi les multiples modes de jeux (entraînement, bataille ou tournoi en ligne, etc.), le plat de résistance se nomme Galaxy. Il consiste simplement à proposer pour chaque personnage une série de combats aux conditions – difficulté, ennemis, malus – variées, avec la possibilité de customiser dans le détail son héros. Forcément, il y a du contenu, de quoi vous tenir occupé un long moment. Par contre, le plaisir de revivre la grande saga d’Akira Toriyama disparaît largement. Tout l’aspect aventure de la série passe à la trappe et c’est bien dommage. Même si Raging Blast 2 n’est pas un mauvais jeu, il est emblématique d’une série qui stagne. Là où Naruto profite des nouvelles consoles pour passer à la vitesse supérieure, affichant une mise en scène explosive et s’appuyant sur l’œuvre original pour varier les situations, Dragon Ball continue à simplement proposer des versions HD de ses titres PS2. La série bénéficierait clairement d’une ou deux années sabbatiques. Vous seulspouvez inciter Bandai à les lui accorder.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 12 ans
- Aux fans de BDZ

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