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DMC : Devil May Cry

DMC : Devil May Cry

Décidément, la mode est aux "reboots". C’est au tour de Devil May Cry de remettre en cause ses bases avec, aux commandes, le studio Ninja Theory. Plus "occidentale", cette nouvelle version livre une vision différente de l’univers de Dante.
Avec Heavenly Sword et Enslaved : Odyssey to the West, Ninja Theory est un studio connu pour la qualité de ses univers, mais aussi pour ses mécaniques de combat perfectibles. Voir un monument du beat’em all passer entre leurs mains pouvait inquiéter. Arrêtez de vous faire du mouron pour rien, c’est mauvais pour votre ulcère !

Pimp my Dante

Les fans de Dante ont pu être surpris en découvrant le nouveau look du héros. Ninja Theory livre un jeu plus typé occidental avec un Dante rajeuni aux airs d’éternel ado. Même la couleur de cheveux n’y est plus.Malgré tout l’œuvre originale n’est pas saccagée, car l’esprit reste bien là. Ironique, désinvolte, Dante (tout comme ses démons d’ennemis) a recours à un vocabulaire fleuri dans lequel les déjections prennent une certaine place. Le doublage convaincant et la bande-son fortement orientée Metal plongent le joueur avec délice dans une ambiance digne des précédents opus. Le grand méchant en ligne de mire est bien évidement Mundus. Relooké, lui aussi, il soutient un scénario assez différent de la saga de base mais qui respecte les grands axes. Tout au long du jeu, le roi démon entraîne Dante dans les limbes, cet espace entre le monde réel et l’Enfer, afin de l’éliminer. Mais pourquoi tant de haine ? Tout simplement car Dante est un Nephilim, fruit de l’union entre un ange et un démon, et seul être capable de tuer Mungus.

Fallait pas l’inviter

Du statut de proie, Dante va passer à celui de prédateur en quête de vengeance. Et c’est bien évidemment à grands coups de latte que notre héros trace son chemin sanglant. Pour déblayer le terrain, pas moins de cinq armes de corps à corps et trois armes à feu enrichissent votre inventaire au fil du jeu. Le Nephilim peut jongler de l’une à l’autre en plein combo. Plus vous tuez avec style, plus vous gagnez de points (on ne change pas un principe qui gagne). Et plus vous gagnez de points, plus vous pouvez en dépenser dans l’amélioration de vos armes. Conclusion : plus on est fort, plus on tape fort. CQFD. Sachant que le jeu prend un plaisir malsain à vous opposer en même temps des démons sensibles à des armes différentes, il faudra être agile des gâchettes pour changer à la volée d’équipement. Avec toujours le risque de se planter en beauté, d’autant plus quand quelques ratés de la caméra s’en mêlent. On reste loin des déboires de Ninja Gaiden : Razor’s Edge. Aérien et violent, DmC sait l’être à merveille. En dépit de quelques phases de jeu un peu longuettes, il n’est pas rare de jubiler comme un malade tandis que Dante reste scotché dans les airs à claquer des démons dans le sol. Rien de bien nouveau dans la saga, mais c’est efficace. On sent également que les développeurs se sont fait plaisir dans la modélisation des limbes. Malgré quelques passages répétitifs où Dante passe de plateformes en plateformes à l’aide de grappins, on prend une vraie baffe visuelle. Artistiquement, le jeu est une réussite et propose quelques trouvailles comme le combat dans le studio de télévision. Dommage que les affrontements contre les boss s’avèrent à la fois peu nombreux et surtout pas très palpitants. Une chose reste certaine, Ninja Theory ne fait pas insulte à la saga originale, et le fan peut se risquer à l’achat du jeu sans tordre le nez.

Test réalisé par Arnaud Papeguay.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs à partir de 16 ans.
- A ceux qui veulent voir la saga sous un jour nouveau.
- Aux fans qui ne s’offusquent pas du relookage de Dante.
- Aux amateurs de combos… Dantesques !

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Devil May Cry 4
- Bayonetta
- God of War 3 sur PS3.