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Dino Stalker

Dino Stalker

La série Dino Crisis fait un détour dans la branche Gun Survivor de Capcom. En passant du paddle au flingue, cette bonne licence s'égare toutefois...
A mi-chemin entre Resident Evil, Jurassic Park et Time Crisis, voici Dino Stalker. Un jeu made in Capcom mais au sein d'une initiative très contestée : le shoot arcade. Troisième du nom, et malgré la licence Dino Crisis, ce soft nous a donné quelques crampes.

Mais que se passe-t-il ?

Niveau scénario, comment dire, c'est ambitieux. En gros, il y a des gars qui balancent des dinosaures à travers le temps, et bien sûr, ça foire. Bref vous étiez tranquillement en train de faire la guerre en 1941,
quand votre avion traverse une fameuse phase spatio-temporelle, vous équipant du même coup d'un flingue et d'un bracelet radio (sympa la faille !). Dès lors, ce ne sont pas des petits Mulder qui vous accueillent, mais des ptérodactyles aux dents acérées. Que faire ? Canarder. Et ça pour canarder, croyez-moi, vous allez canarder.
Euh, ça marche comment déjà ?

Une fois passée une belle séquence d'intro, vous retrouvez dans une jungle hostile, entouré de mâchoires peu amicales. Vous devrez donc nettoyer tout ça dans un temps donné. Pour ce faire, vous avez pléthore de pétoires, du pistolet au rayon laser, en passant par moult lance-grenades. Vous récupérez des petits bonus comme de la vie et surtout du temps pour continuer la mission. Les amateurs apprécieront d'avoir autant d'objets à gérer.

Un GunCon à tout faire

Rappelons ici que la série des GunSurvivor se distingue de celle des Time Crisis en plongeant le joueur dans un environnement libre et non linéaire. Comme dans un bon vieux Doom, le joueur se déplace à sa guise entre les arbres (qu'il peut détruire comme l'ensemble du décor). Pour réussir cette prouesse, tous les boutons du GunCon 2 sont utilisés. Vous tirez, changez d'armes avec la crosse, straffez avec A et B, bougez avec la croix, et même passez en mode sniper. Ceux qui n'ont pas la chance d'avoir un Guncon 2, peuvent aller se galérer avec un paddle, ou un GunCon 45 couplé à un paddle (bonjour la schizophrénie).

J'ai beau être matinal, j'ai mal

Même les possesseurs de GunCon 2 risquent de s'essouffler vite. Outre que ce mode de jeu demande un certain sang-froid, notamment quand 15 dinos débarquent de tous les cotés, et qu'on s'emmêle vite les pinceaux, le jeu fait mal aux bras.
En général on a une crampe dès le premier boss, crampe qui rend trop tendu pour continuer. C'était pourtant une bonne idée de la part de Capcom de tenter un mélange de Doom et de TimeCrisis, mais il faut constater qu'au bout de la troisième tentative, la technique n'est définitivement pas au point.
Une ambiance "préhistorique"

S'il n'y avait que ça... Or à une maniabilité énervante, s'ajoute un graphisme indigne. Enfin très bien pour une PSone, mais pour la deux on était en droit d'attendre mieux. La profondeur est mal rendue, masquée par une pseudo brune, les monstres, pourtant variés, sont trop pixélisés, et les couleurs sont fades comme un hiver à Saint-Brieuc. Enfin l'ambiance sonore, intéressante au début, lasse vite puisqu'on a du mal à distinguer les "rooar" des dinos, avec les "ouaach" du héros. Franchement on attendait mieux de Capcom.

Bref, sachant qu'il n'y a pas de mode deux joueurs, Dino Stalker ne restera pas dans les mémoires, sauf pour les paléontologues et ceux qui veulent rentabiliser leur GunCon 2.

Test réalisé par Arnaud Duquesne-Kun

Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- Aux possesseurs de GunCon2.
- A ceux qui n'aiment vraiment pas les dinosaures.
- A ceux qui aiment vraiment les jeux de tir.


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- Resident Evil Survivor 2