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Devil May Cry 4

Devil May Cry 4

Si certains studios japonais peinent à aborder le virage next-gen, Capcom n’en fait pas partie. Après Dead Rising et Lost Planet, Devil May Cry en apporte une nouvelle fois la preuve. Mais la maîtrise technique fait-elle le bon jeu ?
Quels joyeux drilles ces serviteurs de l’Ordre de l’épée ! Y a pas à dire, ils savent faire la fête dans leur forteresse : un récital de la chanteuse locale qui rêve de passer à la Star Ac, un assommant sermon sur le sacrifice de Sparda et un recueillement… soporifique. Heureusement, Dante vient mettre de l’ambiance et, après une petite valse avec les gardes, trucide le maître de cérémonie qui plombait l’ambiance puis tire sa révérence. Une chasse à l’homme s’organise et l’Ordre charge Nero de courser le meurtrier, en trucidant au passage les démons qui pullulent.

Dante et Dolly

Il serait frustrant de ne pas incarner le légendaire Dante (du moins, pas au début) si Nero n’était son parfait sosie. Le même look, la même gueule, les mêmes attitudes de poseur, la même épée surdimensionnée (des choses à compenser ?), le même amour des flingues (bien qu’il n’en ait qu’un)… seule différence notable : le Devil Bringer, un bras démoniaque.
Cet attribut va évidemment se montrer d’un grand intérêt lors de la multitude de combats qui vous attend. Car sous ses cinématiques "pêchues", ses graphismes somptueux et son animation irréprochable, DMC4 demeure fidèle aux fondamentaux de la série : du beat’em all qui dépote, des adversaires par dizaines et des boss monstrueux !
Démons démontés

Sans sombrer dans l’élitisme rédhibitoire du précédent opus, le jeu ne décevra pas les techniciens. L’évolution de votre avatar dépend du score obtenu en fin de niveau, soit une moyenne du temps écoulé, des orbes rouges ramassés et surtout du niveau des combats. Votre jauge se remplit selon la variété des combos placés, les esquives ou la rapidité d’enchaînements. Et plus vous débloquez d’éléments, plus les affrontements gagnent en complexité : attaques à l’épée (et son option explosive), au flingue, feintes, doubles sauts, transformation, sans oublier le fameux Devil Bringer. Ce dernier rend les combats frénétiques en permettant de chopper les adversaires à distance, et de placer des prises dévastatrices. Le résultat est tellement réussi qu’il est presque décevant de revenir à Dante et ses quatre styles de combats (interchangeables à la volée), plus techniques, mais moins viscéraux.

Sentiers battus

Vous l’aurez compris, le système de combat est une réelle réussite, ce qui est heureux car DMC brille moins dans les autres compartiments du jeu. Passe encore sur le scénario bateau, les dialogues caricaturaux ou les personnages excessifs, mais multiplier les errances dans un niveau et devoir retraverser le jeu avec Dante déçoit. De plus, lorgnant visiblement du côté de God of War 2, Capcom tente d’implémenter des aspects plates-formes/puzzles.
Une intention louable, mais à l’exécution souvent inégale. La faute en incombe partiellement à la gestion calamiteuse des caméras fixes. Ennemis hors champ de vision ou au contraire l’obstruant, changement d’angle qui inverse soudainement les commandes… on peste régulièrement.
A bien des égards, cet épisode n’est qu’un "Devil May Cry HD", mais difficile de longtemps bouder son plaisir devant une réalisation aussi somptueuse et des affrontements aussi explosifs.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 16 ans
- Aux amateurs de baston
- A ceux qui aiment faire des allers-retours


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- God of War 2 sur PS2
- Devil May Cry 3 sur PS2
- Ninja Gaiden sur Xbox