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Deus Ex : Invisible War

Deus Ex : Invisible War

Quand Deus Ex fait son retour, on l’attend en trépignant sur place. Futur encore plus apocalyptique et nanotechnologie débarquent sur votre Xbox. Mais cet épisode répond-t-il à toutes les espérances que nous avions placées en lui ?
Lorsque Deus Ex a débarqué sur PC (dans un premier temps), il a infligé aux joueurs une magistrale mandale à faire tomber les dents. Ce petit mélange de Quake-like et de RPG dans un univers de science-fiction avait de quoi réjouir nos exigences. Et, à notre premier contact, Invisible War semblait suivre le même chemin. Pourtant, une part de la magie est partie en route.

Simplification à coups de machette

Démarrage du jeu. On assiste à la destruction de Chicago. Une vingtaine d’années se sont écoulées depuis le premier épisode et la Terre se redresse tout juste d’une situation de guerre et de chaos. Une ère dominée par les groupes d’intérêts et le terrorisme.
Hop, on crée son personnage et là, déception : on ne peut choisir qu’entre un seul modèle d’homme ou de femme, chacun avec trois couleurs de peau. Disparus également les points de compétence à répartir. On a fait le ménage dans la partie RPG, restent seulement les nanotechnologies dont on se dote au fil de la partie. Qu’elles soient officielles ou achetées sur le marché noir.
Vos choix changent le monde

Dès le début de l’aventure, l’Ordre éclate soigneusement votre nouvelle base et vous voici lâché en liberté à Seattle. Immédiatement, les différentes factions commencent à s’intéresser à vous. Que veulent-elles ? Vous mentent-elles ? On évolue toujours dans le doute, et ça c’est un bon point. A vous de choisir qui aider, qui affronter voire qui trahir. Chercherez-vous à faire seulement de l’argent ou à découvrir ce qui se trame ? Dans le second cas, vos méninges vont bien tourner avant de saisir ce qu’il se passe dans le bordel ambiant de ce futur sordide.L’environnement graphique contribue d’ailleurs beaucoup à l’ambiance. Sombre, glauque... On y retrouve du Blade Runner. Les capacités du hardware de la Xbox sont mises à contribution. Déplacez une lampe et toutes les ombres changent. Le bruit se propage différemment selon le sol et le type d’objet déplacé ou lancé. Et l’IA est capable de saisir tous ces changements pour s’apercevoir qu’un intrus rôde.

Un pas... Deux pas... Boum, oh déjà le mur ?

Par contre, il faut préciser que les environnements sont souvent trop petits. On en fait vite le tour ce qui, du coup, limite le champ des possibilités envisageables pour réussir une mission. Or c’est précisément la richesse de ces possibilités qu’on nous a vantée… Certes, on peut y aller bourrin en flinguant tout le monde ou jouer la furtivité. Certes, on peut même créer un personnage qui mixe les deux. Mais les niveaux demandent toujours à peu près les mêmes actions.
Le scénario, même s’il offre plusieurs fins selon vos ultimes choix, souffre de la même lacune. On reste un peu sur sa faim, surtout par rapport au premier opus qui paraissait plus soigné dans ce domaine. Ici, on sent une petite défaillance dans la créativité et, même si le jeu est bon, on ne reste pas la mâchoire pendante comme dans le premier Deus Ex.
C’est quand même bien !

Au final, ce Deux Ex : Invisible War déçoit un peu par rapport au premier épisode. Il s’agit tout de même d’un bon jeu qui réserve des heures de plaisir et s’avère très attachant, parfois même jouissif. Dommage que tant de simplifications aient été faites. Rendez-vous dans Deus Ex 3 (avoué à demi-mot par Warren Spector) pour voir comment cela évolue...

Test réalisé par Arnaud Papeguay

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux fans d’univers de science-fiction bien glauques.
- A ceux qui aiment ne pas se contenter de tirer sur tout ce qui bouge.
- Ou justement à ceux qui aiment tirer sur tout ce qui bouge...


Vous aimerez si vous avez aimé :
- Deus Ex sur PC ou PS2