Le projet micromania-zing . découvrir !
Menu

Destroy All Humans : En Route vers Paname

Destroy All Humans : En Route vers Paname

Comme toutes les séries qui tentent de franchir le fossé générationnel, Destroy All Humans prend un risque. Entre l’opportunité de renouveler la série et le dérapage vers l’épisode facile de trop, THQ fait malheureusement le mauvais choix.
Surprenant mélange entre GTA et Mars Attack, Destroy All Humans fait partie de ces séries B qui parviennent à séduire des fans par leur esprit décalé. Or si Pandemic Studios, responsable des deux premiers opus, possédait l’inspiration adéquate, ce n’est visiblement pas le cas des développeurs qui ont pris le relais.

Non, pas les yeux !

En route vers Paname provoque d’entrée de jeu une sensation originale : la perplexité. Aurait-on malencontreusement glissé dans la boite une version "old-gen" ? Vérification faite, la terrible réalité se confirme.Cernés par le flou, assaillis par d’horribles textures, irrités par les environnements taillés à la serpes, bombardés par les bugs, terrifiés par de pauvres décors apparaissant par magie, traqués par des clones aux animations rigides, vos pauvres yeux risquent de tenter un suicide par énucléation. Seuls quelques effets visuels potables et le style cartoon permettront aux plus courageux d’entre vous de surmonter cette honteuse réalisation.

Déjà vu, déjà fait

Ils découvriront derrière cette hideuse façade un jeu inégal. S’il s’agit de la première rencontre du troisième type avec la série, le résultat fait illusion un temps. Le gameplay offre une certaine diversité (lire les pensées, prendre possession des humains, utiliser la télékinésie, piloter la soucoupe volante pour faire des ravages ou enlever des humains) et un arsenal très étoffé (Zap-O-Matic, sonde anale, Dionée Gobe humain…) dont on peut améliorer les performances. Cela dit, après avoir rapporté des policiers, des geishas, des ennemis et des distributeurs automatiques, après avoir détruit des casinos, des entrepôts, des immeubles ou des maisons, après avoir pris possession d’une douzaine de personnes, on cerne rapidement les limites du jeu. Les missions manquent de variété et c’est encore pire pour les fidèles de Crypto & Pox qui se tapent exactement les mêmes objectifs depuis déjà deux itérations.

E.T. rentre dans ta maison

S’il faut reconnaître une qualité constante à la série, c’est bien son humour. Parfois lourd, toujours en dessous de la ceinture, il se caractérise surtout par son cynisme. DAH caricature et ironise sans vergogne, multipliant les références acerbes au cinéma ou à l’actualité. Notre duo d’aliens s’attaque cette fois aux années 70 à travers 5 destinations parodiant Las Vegas, Los Angeles, Hong Kong ou encore Paris, avec efficacité.
Mais cela reste insuffisant. La réalisation atroce, les mécaniques de gameplay répétitives, parfois limitées par un moteur asthmatique (comme se satisfaire de la TK de Crypto après Le Pouvoir de la Force?), les villes à l’architecture simpliste ne présentant aucun intérêt, la durée de vie limitée… Trop de défauts viennent gâcher le plaisir que l’on prend à semer la destruction. Il devient urgent de donner à la série les moyens de se renouveler ou… de l’abandonner.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 16 ans
- Aux fans de Mars Attack

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Destroy All Humans! 2