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Def Jam Icon

Def Jam Icon

La série Def Jam est un des rares titres de baston américains à s’être fait une place dans le cœur des joueurs, sur un créneau traditionnellement monopolisé par les jeux japonais. Reste à voir comment elle négocie le passage à la next gen.
L’art de la suite requière un délicat équilibre entre le retour d’éléments clés et l’ajout de nouveautés en quantité suffisante. Avec Icon, E.A. prend le risque de complètement révolutionner Def Jam. Un parie audacieux et très risqué. Trop en fait.

Le rythme dans la peau

Le premier changement qui vous saute férocement à la rétine concerne l’abandon du design cartoon. Ce nouvel opus opte pour un rendu réaliste et, toute nostalgie mise à part, on ne s’en plaindra pas. Sans égaler Fight Night, le moteur de DJI impressionne : personnages finement modélisés, qualité des textures, gestion physique des vêtements, environnements détaillés… Il y a de la maîtrise, tant sur le plan technique qu’artistique d’ailleurs. Les éléments du décor pulsent sur le tempo musical et différents filtres de couleurs apparaissent en alternance selon le rythme, le niveau de vie, ou la dégradation de l’arène. Le résultat confère une identité forte et originale au jeu.

"Wesh gros"

Icon s’attache aussi à renforcer l’aspect rap de la série bien au-delà des simples options vestimentaires, en mal (dialogues caricaturaux, intrigue bateau) comme en bien.

Rapidement, votre avatar, en mode carrière, prendra sous son aile 4 artistes (célébrités du Rap US) et dirigera leurs carrières. On décide ainsi quelles dépenses couvrir (concerts, voyages, casse dans les hôtels, faveurs personnelles) et comment répartir les budgets promotionnels (marketing, production, passage radio…) à la sortie d’un titre. Tout cela se fait très simplement et apporte un petit intermède sympa aux combats.
Combats qui eux aussi bénéficient d’une innovation musicale. En effet, vous pouvez mixer en plein affrontement afin d’avoir "votre" musique en fond (ce qui confère un bonus aux dégâts) ou scratcher pour "activer" des éléments du décors (explosion, chutes d’éclairages, dérapage de voiture…) qui décalqueront un adversaire que vous avez balancé au bon endroit. L’idée n’est pas mauvaise, même si l’application s’avère parfois brouillonne. Le problème, c’est qu’il s’agit du seul élément probant des affrontements.

Le fils du facteur ?

Car malgré son habillage élaboré, Def Jam demeure principalement un jeu de baston où l’essentiel de votre activité consiste à éclater la concurrence. Et là, c’est le drame. Rappelez-vous de Fight For New York, de tout ce que vous aviez aimé…
La sensation de puissance et de violence dans les coups ? Evaporée. Les dizaines de finishs sauvages et délirants ? Disparus. Les "maravages" de tronches contre les éléments du décor ? Bye-bye. Les caractéristiques à améliorer ? Oubliées. Les armes à ramasser ? Même pas en rêve ! Le public qui prend part au combat ? A peine. Les combats à 4 et les prises en double ? Nada. On se retrouve avec un système de combat mou, lent et pauvre en combos, offrant à peine six profils (Kung-fu, Kick boxing, etc.) impossibles à fusionner. Ajoutez une caméra trop basse qui nuit parfois à la lisibilité et vous aurez une idée de la médiocrité du résultat.Def Jam FFNY était un exutoire jouissif attirant même des joueurs réfractaires au rap. Icon est un mauvais jeu de baston auquel seul les fans de rap pourront trouver un semblant d’intérêt.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs âgés de 18 ans et plus
- Aux gros fans de Rap US
- A ceux qui veulent s’habiller façon "urban"


Vous aimerez si vous avez aimé :
- Def Jam Fight for NY, sur lequel vous devriez rester en fait.