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Dead Space 2

Dead Space 2

Véritable hommage au film Alien de Ridley Scott, Dead Space s’est instantanément imposé comme la nouvelle référence du survival horror. Cette suite rivalise-t-elle avec l’excellence du Aliens de 1986 ?
La suite est un exercice délicat, surtout pour un survival horror qui repose beaucoup sur l’élément de surprise. On a vu certaines séries changer radicalement de registre, d’autre s’empêtrent dans la redondance, deux chemins que Dead Space s’abstient d’emprunter pour notre plus grand bonheur.

L’antre de la folie

De longs mois se sont écoulés depuis les évènements survenu sur Aegis IV et pour Isaak Clarke, les choses ne s’arrangent pas. Hanté par des visions cauchemardesques, interné dans une unité de soin psychologique sur la station de la Méduse, il va rapidement se retrouver confronté à une nouvelle contagion Nécromorph.Si le premier opus soulevait beaucoup de questions concernant l’église d’Unitologie, l’origine terrienne du Monolithe ou encore l’implication du gouvernement, ce nouvel épisode apporte malheureusement trop peu d’éclaircissements, n’alimentant que timidement l’univers de Dead Space. Autre tare, sans doute inévitable : les Nécromorphs. Après les sanglants combats dans les coursives de l’Ishimura, ils s’avèrent forcément un peu moins effrayants et l’on aurait apprécié un peu plus de "nouveaux modèles".

A pas peur, a pas peur, a pas peur

Néanmoins, ce second volet aligne d’autres atouts. Sans vous gâcher le plaisir de la découverte, sachez que la station offre des environnements vraiment très variés (vastes ou exigus, sombres ou colorés) et de magnifiques paysages avec quelques sorties spatiales vertigineuses. De plus, s’il y a bien quelques séquences d’action très spectaculaires, Visceral n’oublie pas que l’essence de l’horreur réside dans la mise en situation. Le studio prend le temps de faire monter la tension, d’attendre que vous baissiez un peu votre garde, joue avec le son et la lumière (toujours aussi somptueusement rendus) ou le sentiment de sécurité… Il ne s’agit pas tant de vous faire sursauter (bien que cela arrive) que de maintenir une pression constante, un malaise qui fait que lorsque l’affrontement survient, le stress est à son apogée.

Pas de bras…

D’ailleurs, les combats s’avèrent vraiment excellents. Contraint d’économiser les munitions, on se doit alors d’utiliser à fond la stase qui immobilise un adversaire, le système de démembrement, la télékinésie permettant de retourner un membre aiguisé (ou autre objet) contre son propriétaire et les tirs secondaires de chaque arme. On peut parfois briser une fenêtre pour dépressuriser une pièce mais mieux vaut ne pas rater le tir sur le système de secours. L’amélioration de l’arsenal comme les achats prennent un tour nettement plus stratégique, d’autant que les Nécromorphs possèdent des aptitudes diversifiées. On retrouve aussi quelques puzzles mettant à profit la télékinésie, ainsi que des phases en apesanteur totale. Simples sans être accessoires, ces passages exploitent bien le moteur physique du jeu et cassent agréablement le rythme de l’aventure. Même s’il faillit à développer son univers, Dead Space 2 s’avère tellement peaufiné en terme d’atmosphère qu’il en devient ultra-immersif. Chaque interruption de partie se fait à regret, le signe d’un grand jeu.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans
- Aux fans de survival-horror
- A ceux qui aiment la saga Alien

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- Dead Space
- Alan Wake