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Darksiders

Darksiders

Le mariage entre God of War et Zelda peut sembler contre nature, mais Vigil Games nous rappelle que l’amour – celui de ces modèles et du travail bien fait – peut surmonter tous les obstacles.
L’apocalypse est en avance. Elle ne devait survenir que lorsque les démons, les anges et les humains seraient prêts. Alors qui a déclenché ce conflit cataclysmique avant l’heure ? Sur le banc des accusés, Guerre, l’un des quatre cavaliers de l’apocalypse, qui clame son innocence et prétend avoir été manipulé. Le Conseil Ardent se résout à lui donner une chance. Dépouillé d’une grande partie de sa puissance et placé sous étroite surveillance, Guerre retourne sur une terre dévastée pour mener l’enquête.

Comme vous avez une grande épée
Comme on peut s’en douter, l’investigation prend surtout des allures d’interrogatoires musclés ou de dissections de cadavres à l’épée, d’autant que les démons susceptibles d’offrir des informations s’avèrent particulièrement friands d’âmes et autres cœurs palpitants. Du coup, l’impression de se retrouver devant un Devil May Cryou un God of War, avec lequel Darksiders rivalise en terme de sauvagerie, est particulièrement forte. Cela dit, les combats particulièrement spectaculaires versent plus dans la tactique que la technique. Il y a certes des combos à retenir, mais il s’agit surtout d’utiliser les bonnes armes au bon moment. Et des armes, il y en a : épée, faux, gantelet, corne, shuriken géant ou flingues, avec différentes runes à enchâsser, conférant des bonus variés. Il y a aussi des pouvoirs magiques (peau de pierre, immolation, éruption de lames…) à acheter et développer, des bonus de vie ou de magie à collecter, une armure à assembler ou encore des aptitudes passives. Il faut dire que malgré ses nombreux combats, Darksiders ne se cantonne pas au beat’em all.

A link to Zelda

En réalité, sa structure s’apparente plus à celle d’un Zelda. L’univers du jeu est particulièrement vaste et l’on parcourt des régions très variées : ville en ruine, cathédrale gothique, égouts boueux, parc lugubre, vallée luxuriante, déserts arides. Chaque zone recèle de nombreux petits secrets auxquels on n’accède qu’ultérieurement, une fois doté d’une compétence spécifique. Comme dans le chef d’œuvre de Miyamoto, c’est en parcourant de gigantesques donjons que l’on récupère ces compétences. On alterne alors les phases de plates-formes, d’exploration (terrestre, équestre, aérienne ou marine) et de résolution de puzzles. Dans les faits, Vigil plagie allègrement les mécaniques de nombreux jeux : Zelda, Prince of Persia, Dark Sector, Soul Reaver… mais il faut admettre qu’il le fait bien. De nouveaux éléments viennent constamment enrichir le gameplay et l’on prend véritablement son pied à découvrir ce monde post-apocalyptique.

C’est ma guerre

Il faut dire que malgré de gros soucis techniques (aliasing sur PS3 et tearing sur Xbox 360), Darksiders possède un design vraiment agréable. Evidemment, il faut accrocher à la patte graphique de Joe Madureira (Battle Chasers, X-MEN) mais le look des personnages et les architectures compensent une réalisation assez moyenne. On regrette plutôt les puzzles un peu faciles ou le manque de personnages à rencontrer. En fait, Darksiders souffre de nombreux petits défauts mais se montre tellement agréable et immersif qu’il serait bien bête de bouder son plaisir.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans
- Aux fans adultes de Zelda
- Aux nostalgiques de Soul Reaver

Vous aimerez si vous avez aimé :
- The Legend of Zelda : Twilight Princess sur Wii.
- God of War II sur PS2.