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Dark Messiah of Might & Magic : Elements

Dark Messiah of Might & Magic : Elements

Les conversions PC / Xbox 360 sont réputées faciles, mais il aura fallu à Ubisoft près de 18 mois pour nous servir la mouture console de Dark Messiah. Reste à voir si l’attente en valait la peine.
Sareth, jeune apprenti, est dépêché par son maître Phenrig auprès du grand mage Menelag pour l’aider à retrouver un puissant artefact nommé le Crâne des Ombres, mais rapidement, la situation s’envenime. Prophéties ancestrales, nécromanciens, orcs, gobelins et autres créatures pas spécialement réputées pour leur conversation, s’invitent à la fête. Si l’intrigue cousue de fil blanc n’entretient pas vraiment le suspense, l’aventure demeure plaisante grâce aux personnages secondaires attachants et aux dialogues très second degré.

Va y avoir du sport

Cela dit, l’atout majeur de Dark Messiah réside théoriquement dans ses combats. Le thème médiéval (impliquant des affrontements au corps à corps) est un pari risqué pour un FPS, mais le titre s’en tire en lorgnant du coté du gameplay émergeant. Ainsi, outre l’arsenal conventionnel (dagues, épées, arcs, bâtons, sorts), le jeu permet de nombreuses interactions. On peut distribuer de grands coups de tatanes pour pousser un adversaire dans le vide, dans le feu ou contre des pieux, ramasser à peu près n’importe quel objet pour le lancer à la tête d’ennemis, leur faire tomber des étagères, des statues ou des chandeliers sur la tête, leur balancer de l’huile pour mieux les enflammer, geler le sol pour qu’ils glissent…
Bref, une multitude d’opportunités qui sur la version PC se cumulaient grâce un système d’évolution permettant de piocher ses aptitudes sur les différents arbres de compétences.
Malheureusement, ce n’est plus le cas sur console…

Chacun sa route…

Dès le départ, on sélectionne une classe parmi les quatre disponibles (Chevalier, Archer, Mage, Assassin) et l’évolution se fait automatiquement de façon cloisonnée. L’assassin ne pourra jamais utiliser une épée et le chevalier, bien qu’il sache tirer avec son arc-grappin, s’avère incapable de manipuler d’autres arcs. Du coup, même si les combats conservent leur férocité, ils deviennent vite répétitifs, limités, avec des interactions plus "scriptées" qu’improvisées. Dommage, d’autant que la déception s’étend aussi à l’aspect technique.
Le design grandiose de Ledroit impressionne encore mais les textures manquent de finesse, l’effet de flou lors des passes d’armes et l’insupportable visée automatique (forcée) nuisent à l’action, on note de petits ralentissements et surtout, une légion de bugs plus ou moins gênants.
Tout ça pour ça…

Bref, après 18 mois d’attente, on se retrouve avec une version moins intéressante, moins riche et moins peaufinée que la mouture PC. Un comble ! L’aventure conserve bien ses qualités d’immersion (bien qu’amoindrie par la disparition des interactions avec les adversaires), de rythme, d’ambiance et d’architecture de niveaux (légèrement remaniés pour le coup), mais c’est insuffisant. Difficile de s’enthousiasmer pour un jeu qui d’excellent, devient moyen, simplement parce que les choix de gameplay initiaux ont été maladroitement modifiés.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans
- Aux amateurs d’Heroic Fantasy
- A ceux qui n’ont pas de PC


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