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Dante's Inferno

Dante's Inferno

Après avoir signé le meilleur survival horror de cette génération avec Dead Space et l’un des meilleurs shooter sur rail de la Wii avec Dead Space Extraction, Visceral Games s’attaque au beat’em all. Le génie serait-il tout-terrain ?
Les jeux vidéo puisent régulièrement dans la littérature, mais rare sont les titres de baston revendiquant un lien avec une œuvre classique. C’est pourtant le cas de Dante’s Inferno qui s’inspire librement du triptyque de la Divine Comédie écrit par Dante Alighieri, et plus particulièrement de l’Enfer paru en 1314. L’auteur y visite les 9 cercles de l’enfer, guidé par Virgile, et y multiplie les rencontres. Le jeu suit globalement cette trame, transformant Dante en un croisé déchu qui défit la mort pour retrouver celle qu’il aime, Béatrice.

Un air de famille

Mais en réalité, l’inspiration la plus flagrante de Dante’s Inferno demeure le mythique God of War. Les deux titres partagent un système de combat extrêmement proche dans les armes (faux extensible, croix qui tire des "flèches de lumière"), les combos, les contres, les mises à mort, les esquives ou les pouvoirs magiques. On y retrouve aussi des phases de plates-formes et de puzzles quasi-identiques, qu’il s’agisse de crapahuter sur des murs et des filins ou manœuvrer des rouages. La mise en scène est excessivement familière, jouant avec les ralentis, les zooms, les mouvements de la caméra fixe, les plongées vertigineuses et les boss démesurés. Du coup, les combats sont un vrai défouloir, les adversaires nécessitent des approches variées et l’alternance d’acrobaties contribue à varier les plaisirs.Judge Dante

Si cette mouture PSP impressionne par sa transposition visuelle fidèle (toutes proportions gardées) aux versions HD, on ne tarde pas à découvrir de nombreuses petites différences de contenu qui finissent par peser lourd dans la balance. La possibilité d’absoudre ou punir les âmes d’ennemis pour développer au choix, les attaques à distance de la croix ou les combos au corps à corps de la faux, reste présente. Cela ne compense pas complètement l’absence d’armes supplémentaires mais le gameplay varie réellement. Par contre, les nombreuses reliques conférant des bonus spécifiques ainsi que le pouvoir de Rédemption brillent par leur absence. Plus grave, certaines phases de jeu disparaissent complètement ou perdent des éléments de gameplay. Ainsi, les passages où l’on escaladait des phases sur le dos d’énormes créatures cèdent la place à une simple vidéo tandis que certains puzzles impliquant la manipulation de blocs sont déjà résolus, amputant d’autant une durée de vie déjà limitée.

Abandonnez tout espoir

Du coup, le jeu perd en richesse, se focalisant principalement sur des combats dont les mécaniques manquent tout de même de profondeur. Bien que le rendu visuel soit moins léché sur PSP, ce qui épargne les détails les plus gores et les plus répugnants, le jeu conserve un design très particulier. Les environnements extrêmement sombres (pas l’idéal pour une console portable), relativement répétitifs, ainsi que l’atmosphère malsaine et pesante, rebuteront certains joueurs. Même s’il se montre distrayant, Dante’s Inferno se montre trop limité pour être mémorable.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans
- A ceux intéressés par une visite des enfers.
- Aux amateurs de beat’em all en manque sur PSP

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- God of War : Chains of Olympus.