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Damage Inc. Pacific Squadron WWII Edition Collector

Damage Inc. Pacific Squadron WWII Edition Collector

Fort de son expérience dans l’édition de périphériques, Mad Catz propose aussi une édition Collector de son premier simulateur de combats aériens. Celle-ci inclut évidemment un joystick plus adapté au pilotage que le pad traditionnel.
Que ce soit dans le cadre de FPS ou de jeux de combat aérien, la Seconde Guerre mondiale a été servie à toutes les sauces. Alors il faut que celle-ci ait un minimum de goût pour attirer le joueur. Ce n’est pas la saveur de produit "hard discount" proposée par Damage Inc. qui va nous faire hurler de joie. Pour le premier jeu estampillé Mad Catz, nous avons droit à un ratage dans les règles de l’art. Dès ses menus, avec les textes qui ne tiennent pas à l’écran on comprend la qualité défaillante du jeu. Une fois aux commandes de votre avion, la douleur ne fait que s’amplifier tant on aura rarement vu un environnement graphique aussi pauvre. Pixellisation, textures flous, avions ennemis impossibles à discerner à plus de 500 mètres, modélisation du sol grossière font pleurer de douleur la rétine du joueur. Et pour davantage ternir le tableau, on éprouve d’énormes ralentissements d’animation dès le premier vol, lors du survol d’un simple hangar.« Réalisme » qu’y disaient…

Fort de ses 32 avions et de sa vingtaine de missions, Damage Inc. prétendait immerger les pilotes virtuels dans les batailles de la Guerre du Pacifique de manière réaliste, en restituant fidèlement les événements et les sensations de pilotage. En réalité, c’est l’échec sur toute la ligne puisque le joueur enchaine des missions sans saveur qui se limitent à affronter des vagues d’ennemis déboulant de toute direction. Au 8e 4x4 ennemi sortant tombeau ouvert d’un navire échoué, on commence à piquer du nez sur sa chaise. Quant aux sensations de vol, même en mode simulation, elles sont tout simplement absentes. Quand bien même le titre aurait prétendu être un jeu d’arcade, sa mollesse l’aurait disqualifié. Les développeurs ont voulu vendre du spectaculaire avec le "Warspeed", un système de boost dont l’intérêt nous échappe, faisant allègrement passer le mur du son à votre coucou de la Seconde Guerre mondiale. Ah oui, il y a aussi le "Reflex", une sorte de "bullet time" qui ralentit (trop) l’action pour faciliter le tir. Problème : on peut l’utiliser à tout bout de champ, faisant plus passer les "dogfights" pour des combats de tortues rhumatisantes que pour, justement, des "combats de chiens" enragés. OK, le joueur n’est pas obligé de s’en servir. Comme il peut jouer à Max Payne sans "bullet time" ou à FIFA sans passes en profondeur.

Le plus de l’édition Collector

L’édition Collector comprend le Pacific AV8R FlightStick de Saitek, une marque connue pour ses réalisations sur PC, dont les HOTAS X-45 et X-52. C’est ce premier modèle qui avait servi de base pour l’Ace Edge vendu en "bundle" avec Ace Combat 6. Moins cher, le Collector de Damage Inc. se contente d’un contrôleur aux dimensions plus réduites puisque la commande des gaz est montée à l’avant du manche et non séparée. En dépit d’un effort de design qui veut donner au manche un aspect "rétro", le contrôleur offre un aspect un peu toc. Un petit côté "plastique creux" très sensible lors de sa prise en main et l’absence de repose poignet en font un outil d’entrée de gamme. Il apporte un plus certain pour le pilotage par rapport à une manette même si son ressort trop dur rend les petits mouvements près du centre peu précis, ce qui gêne pour effectuer de légères corrections de tir. En particulier dans un jeu exigeant comme IL-2 Sturmovik : Birds of Prey.

Pour ceux ne disposant pas de table où poser l’accessoire, des formes plastiques destinées à adapter le stick sur la jambe sont fournies. Une position qui rend plus difficile l’accès aux commutateurs situés sur la face avant servant à simuler les pressions sur les sticks analogiques de la manette et sur les boutons RB/R1 et LB/L1. Enfin, le stick comporte un "hat" à huit directions permettant de tourner la tête du pilote.

Le FlightStick remplit globalement sa mission, mais il ne faut pas s’attendre à des merveilles.

Test réalisé par Arnaud Papeguay.

Rem : L’édition Collector comprend aussi un avion supplémentaire à télécharger : le Reaper Corsair.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs à partir de 12 ans.
- A ceux qui collectionnent les jeux sur la Guerre du Pacifique.
- Aux curieux qui veulent voir ce qu’est le premier "simulateur" de combats aériens édité par Mad Catz…

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