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Crysis 2

Crysis 2

Une suite ambitionne généralement de surclasser son prédécesseur sur tous les points. C’est une voie que Crysis, FPS développé pour tirer parti de PC bien plus puissants que les consoles, ne pouvait suivre. L’autrement peut-il l’emporter sur le plus ?
C’est entendu, Crysis 2 n’est pas aussi abouti techniquement, pas aussi étendu, pas aussi libre que son aîné… comme bien des jeux, ce qui n’empêche pas la qualité. La question est de savoir comment le studio s’en sort sur cette épreuve "imposée".

Pan dans la rétine

Visuellement, très bien. Le titre s’impose comme l’une des plus magnifiques productions disponibles sur console. Cela tient à la fois d’une maîtrise technique et d’un talent artistique. Les environnements sont riches, détaillés, les couleurs vibrantes, les panoramas impressionnants avec une gestion particulièrement réussie des lumières instillant des atmosphères variées.Cela se paie un peu au niveau de la fluidité mais rien de grave. Le design est très propre, à la fois classieux et discret… germanique en somme. Crytek a surtout eu l’intelligence de déplacer sa "guerre des mondes" de la jungle tropicale vers la jungle urbaine de New York. Le changement d’ambiance est appréciable, il évite les comparaisons graphiques directes et surtout permet d’échanger l’horizontalité contre la verticalité. Du coup, malgré des zones de combats nettement moins étendues que Crysis, les possibilités d’approches demeurent assez nombreuses avec différents passages sur plusieurs niveaux.

Predator

On est plus proche des arènes d’un Halo que des couloirs de Killzone ou Black Ops. Ce qui est non seulement agréable mais crucial pour profiter des gimmicks de la série. En effet, on retrouve la possibilité de customiser ses armes à la volée en modifiant les attachements (chargeurs, silencieux, type de viseur, etc.) et d’altérer ses aptitudes physiques grâce à la Nanocombinaison. Renforcer sa résistance aux chocs, devenir invisible ou sauter à 7 mètres de haut, tout est possible dans les limites de votre réserve énergétique. Le cumul des possibilités offertes par l’environnement et les équipements donne des combats intéressants, dynamiques, évolutifs… en général. Le problème, c’est qu’en s’adaptant au pad, en intégrant un système d’évolution un peu gadget, la Nanocombinaison a perdu un point fondamental : l’équilibre. La course correspond au sprint normal d’un autre jeu, pompant trop d’énergie pour un intérêt mineur. À l’inverse, l’invisibilité consomme peu mais confère un avantage énorme, à la limite de la triche. Il est fortement recommandé de jouer en difficile pour avoir du challenge.

Au pied de la dernière marche

Par ailleurs, on réalise que Crytek a du faire d’autres sacrifices. Le plus dramatique concerne l’intelligence artificielle. S’ils font illusion à distance, les ennemis (mercenaires ou extraterrestres) adoptent des comportements aberrants au corps à corps et l’on note bien trop souvent des bugs. Le moteur physique est lui aussi réduit à sa plus simple expression, quasiment automatisé. On a beau coller un super coup de tatane repoussant une voiture contre un mur, pas moyen d’écraser l’alien coincé entre les deux. Enfin, malgré une mise en scène parfois spectaculaire, le scénario s’avère d’un banal absolu. Ne vous méprenez pas, Crysis 2 demeure très agréable à jouer : les armes détonnent, on prend son pied à jouer les Predator, chaque mort incite à essayer une approche différente et on en prend plein les yeux mais ses failles l’empêchent de rejoindre le panthéon du genre.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans
- Aux amateurs de beaux FPS
- Pas forcément aux fans du premier

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