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Colin McRae DiRT

Colin McRae DiRT

Malgré un bref remplacement en 2006, Colin McRae n’est plus qu’un souvenir dans l’univers des rallyes. La série virtuelle éponyme, qui sombrait depuis quelques temps dans la banalité, ne compte pas subir le même sort.
Dans ce genre embouteillé qu’est la course, la subjectivité omniprésente rend certaines approches irréconciliables. Aussi débuterais-je ce test par une profession de foi : ma raison révère le pilotage sans compromis de Richard Burns Rally mais mon cœur vénère la richesse polyvalente de RalliSport Challenge 2. Le point de vue qui suit n’est donc pas celui d’un intégriste de la simulation.

Ca n’est pas sale

DiRT n’est pas simplement une tentative de dépoussiérer une série allant sur ses 10 ans, mais une véritable mue, délaissant des oripeaux vieillissants. Dites adieu à la rigidité parfois extrême qui caractérisait CMR, focalisé sur des contre-la-montre dans des véhicules officiels. S’inspirant de l’évolution de TOCA
et du contenu de RalliSport Challenge 2, Codemasters joue la carte de l’éclectisme.Les 46 véhicules présents se déclinent sur de multiples catégories : voitures de rallye (4 roues motrices, tractions, propulsions), buggies, pick-up, camions tous-terrains et même poids lourds ! Les épreuves se divisent en contre-la-montre classiques, courses de côte, duels sur circuits parallèles, raids ou encore véritables courses incluant jusqu’à une dizaine de concurrents en simultané. Seules les compétitions sur glace manquent à l’appel. Les maîtres du code

Tout cela s’organise autour d’un mode carrière à la structure pyramidale. Remporter suffisamment de points sur un tiers permet de débloquer le suivant. Selon la difficulté sélectionnée, vos victoires rapporteront plus ou moins d’argent, permettant d’acheter de nouveaux véhicules (parfois nécessaires à l’accès de certaines courses) et habillages. Mais que les nostalgiques se rassurent, un mode plus classique Championnats de rallye reste disponible. Bref, sans égaler la richesse de Gran Turismo ou Forza 2, DiRT offre un contenu solide. Par contre, s’il est un domaine où il surclasse clairement la concurrence, c’est celui de l’esthétisme. Cet opus, tant par sa réalisation purement technique que par le soucis du détail (le copilote qui tourne les pages du carnet de route!), la qualité des effets, le choix des filtres, la disposition des caméras lors des replay, le rendu des différentes vues ou même, le système de menu, se place sur la première marche du podium.

Dirty driving

Alors où est le piège ? Y en a-t-il seulement un ? Oui et le pire de tous : le pilotage, qui s’avère… paradoxal. Malgré l’inclusion d’un système de dommages ultra réaliste et de très nombreux réglages télémétriques, Codemasters surprend en optant pour une conduite radicalement arcade, sans la moindre aide à désactiver pour les fans de simulation. Les véhicules ont un grip incroyable même sur surface mouillée, des freins Superglue et des accélérations foudroyantes.Néanmoins, malgré le manque de réalisme de ces données, le moteur physique performant retranscrit parfaitement les différences propres à chaque engin, les variations d’adhérence selon les surfaces, l’impact des défaillances mécaniques… Bref, du moment que l’on accepte cette approche arcade, DiRT offre d’excellentes sensations. Si l’on doit parler de véritables reproches, on se tournera plutôt du coté de l’I.A., largement perfectible, de l’absence de variations météo, des chargements longuets et du mode Multi, franchement décevant (aucun affrontement direct). Quelques dérapages qui n’empêche pas Colin McRae de renouer avec le succès. Le mois s’annonce chargé pour les amoureux du volant.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 12 ans
- Fan de rallye sous toutes ses formes
- Amateur de pilotage arcade


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