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Cold Winter

Cold Winter

Fétichistes de la gâchette, le temps est venu pour vous d'exprimer au grand jour cet amour charnel pour ce petit bout de métal. Ames sensibles, passez votre chemin !
Andrew Sterling, agent secret du MI-6, est délivré in extremis d'un quartier haute sécurité d'une prison chinoise à la veille de son exécution. Remis de ses émotions, c'est alors que débute d'épiques et sanguinolentes aventures avec pour terrain de jeu le Monde entier (Hong-Kong, Le Caire, le Tibet, la Corée du Nord...). Un scénario intéressant.

Maître mot : simplicité

Partant du constat que la majorité des joueurs ne terminent pas le titre qu'ils achètent, les développeurs de Swordfish Studios ont souhaité rendre accessible Cold Winter à une large pléiade de gamers. Le maître mot fut : simplicité et réalisme. Un choix délibéré qui peut susciter quelques inquiétudes des puristes ou, au contraire, motiver une foule peu friande des FPS. Et les exemples sont nombreux pour faciliter l'avancement telle la "médication". Elle se fait en totale autonomie grâce à un "médikit" embarqué et utilisable à volonté, avec en contrepartie une immobilisation partielle pendant un laps de temps donné.
Pas besoin de chercher pendant trois plombes un kit de survie hypothétique. Quant au réalisme, une balle alignée en pleine tête met un terme final à toute discussion, ou placée à hauteur de l'épaule, peut arracher un bras en fonction de la puissance de feu de l'arme utilisée.
Un gameplay à la hauteur ?

Pour dynamiser le gameplay, certains éléments du décor sont mobiles (caisse, table...). Si cela permet de dévoiler des parties cachées d'un niveau - ce qui rend la progression moins linéaire -, c'est surtout très pratique pour se planquer derrière en avançant à pas compté lorsque la situation devient plutôt tendue, voire désespérée ! Ne reste plus qu'à vider ses chargeurs en toute sécurité pour buter la pègre environnante. Reste qu'à force de se faire tirer dessus, la caisse finie en cure-dent, ce qui requiert de trouver rapidement un autre objet. Autre originalité, les objets ramassés peuvent être associés entre eux afin de former une nouvelle arme (bouteille et essence font un cocktail molotov). Un détail intéressant qui oblige à fouiller méticuleusement chaque niveau et chaque cadavre.

Du gros, du lourd ! Ca va flinguer...

Côté artillerie, c'est le grand déballage. Une trentaine d'armes sont disponibles, du petit pistolet de gonzesse au bazooka de gros bourrin ! Le premier niveau de jeu en Chine est surtout un tutorial géant, histoire de bien appréhender les possibilités offertes par le titre, notamment au niveau de la maîtrise du shoot et du déplacement. Au fur et à mesure de la progression, l'IA évolue positivement.
Les ennemis restent rarement à découvert trop longtemps, couvrent leur progression en équipe au moyen de tirs nourris, et utilisent les objets du décor pour se protéger (les copieurs !). En bref, l'IA n'est pas anecdotique, même si la difficulté est loin d'être insurmontable.
Un déficit d'intérêt

Malgré l'âge avancé de la PS2, celle-ci prouve encore qu'elle a de bons restes. Le moteur 3D de Cold Winter semble avoir été plutôt bien optimisé puisque, malgré la rapidité d'exécution qui est demandé, les phases de jeu s'enchaînent sans encombre et sans ralentissements notoires. Seuls les décors sont légèrement dénudés et vides, un choix volontaire pour privilégier la fluidité de l'action semble-t-il. Ombres et lumières ont un excellent rendu, tout comme l'animation des personnages qui reste fluide malgré une impression de flottement dans l'air dans notre déplacement. Côté maniabilité, le joueur n'a aucune difficulté à se familiariser avec les commandes, la précision est redoutable, voire même un peu trop. Malgré tous ces points plutôt positifs et un graphisme soigné, le jeu manque cruellement de profondeur. Cold Winter n'a guère d'arguments pour finir ses jours au Panthéon des grands FPS.

Test réalisé par Richard ROGER

Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- Aux fans de jeu de shoot
- A ceux qui veulent de la pure embrouille
- A un public adulte


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- Golden Eye : Au service du mal
- Killzone