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Children of Mana

Children of Mana

Relativement discrète, la série des "Mana" (ou Seiken Densetsu) séduit des fans depuis près de 14 ans. En attendant l’arrivée du prochain opus sorti au Japon sur PS2, ils pourront se pencher sur cet opus exclusif à la DS.
Après dix années de paix, le monde et l’Arbre Mana sont de nouveau menacés. Une fois encore, des héros vont devoir repousser l’invasion de dangereuses créatures et se dresser face au… mal ? Peut-être pas.

Le donjon de Manaheulbeuk

Malgré une petite tentative pour éviter les poncifs du genre, l’intrigue de Children of Mana accumule bon nombre de clichés et ce n’est pas le scénario qui motivera dans votre progression. De ce point de vue, le rendu visuel s’avère bien plus efficace : graphisme fin, couleurs chatoyantes et surtout un design mignon tout plein donnent envie de s’immerger dans cet univers.
Les musiques ne sont pas en reste avec des mélodies sympathiques, mais un brin répétitives. Un adjectif qui malheureusement caractérise la faiblesse principale du jeu. En effet, à la place du jeu de rôle typique de la série, cet opus s’inscrit dans le genre du "dungeon crawler". En pratique, vous enchaînerez l’exploration de donjons et repasserez, entre chaque expédition, dans votre village initial sur l’île d’Illusia.
Bastoooooooooon

D’un coté, cette approche n’est pas forcément désagréable : en fait de donjons, on parcourt des zones ouvertes et diversifiées (désert, château de glace, forêt, etc.) possédant chacune des caractéristiques propres (terrains glissants, sables mouvants, plantes paralysantes…). Les nombreux ennemis possèdent des attaques et des attitudes variées. Le système de jeu, bien que classique, s’avère riche et intéressant : le héros peut ainsi utiliser plusieurs armes (épée, arc, marteau, chaîne), sortir un combo ou une attaque spéciale, récupérer des équipements, collecter des gemmes qui renforceront ses capacités et s’adjoindre l’aide d’un esprit élémentaire aux pouvoirs magiques. Les combats se révèlent d’autant plus rigolos que l’on peut jouer au flipper en envoyant les monstres se cogner les uns contre les autres (ou contre le décors). Chaque étage du donjon nécessite de récupérer une pierre pour l’amener sur un téléporteur (parfois tous deux dissimulés) et se solde par un duel face à un gros boss.

One more time

Plutôt sympathique donc, mais comme évoqué, la répétitivité vient vite jouer les troubles fêtes. L’aventure principale étant à priori relativement courte (8 donjons), Square Enix accumule les quêtes annexes récupérées auprès des habitants du village ou du Service Camps (courtier en missions). Non seulement celles-ci impliquent de revenir sur les lieux déjà visités, mais en plus elles ne peuvent être cumulées, ce qui signifie se retaper le même donjon encore et encore et encore…
Pour ne rien arranger, les monstres (que l’on doit parfois tous éliminer) toujours plus nombreux réapparaissent encore et encore et (tous en cœur) ENCORE !
Si au moins Square Enix s’était fendu d’une création aléatoire des niveaux… mais ce n’est pas le cas et vous repasserez systématiquement par les mêmes salles, encore et… ok, vous avez compris. Certes, c’est là le principe même des "Dungeon Crawlers", et les quelques aficionados du genre y trouveront leur compte, surtout que l’on peut jouer à 4 simultanément.
Les autres devront choisir entre deux maux, une aventure sympathique mais trop courte ou longue mais lassante.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs âgés de plus de 12 ans
- Aux amateurs de Dungeon Crawler
- Aux fans de la saga Mana


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