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Call of Juarez : Bound in Blood

Call of Juarez : Bound in Blood

Parent pauvre du FPS, le western accueille en 2009 deux représentants d’envergure : Red Dead Redemption en fin d’année et Call of Juarez qui dégaine le premier. Un eldorado pour les fans de Sergio Leone ?
Un grand écart peut se révéler périlleux. Le premier Call of Juarez, tiraillé entre ses jouissives fusillades et de pénibles phases infiltration/plateforme, en a fait les frais. Bound in Blood (BIB) échappe à ce funeste destin en s’inspirant exclusivement des qualités de son prédécesseur.

Les liens du sang

Bien avant que Ray McCall ne deviennent un révérant colérique adepte de la vengeance divine, c’était un déserteur qui, accompagné de ses frères Thomas et William, réalisa les 400 coups. Espérant pouvoir un jour reconstruire leur domaine ravagé par la guerre, les frangins McCall se lancent à la poursuite d’un trésor légendaire, s’enfonçant dans une spirale de violence et de trahison.Rien de bien exceptionnel dans ce scénario, mais BIB parvient à construire une certaine tension malgré des performances vocales inégales (le pire échouant malheureusement au narrateur), grâce à des personnage charismatiques. Si Techland fait le choix de conserver un double gameplay, il minimise les différences. On peut ainsi décider à chaque début de niveau (ou presque) d’incarner Ray ou Thomas. Fidèle à lui-même, Ray manipule la dynamite, maîtrise deux flingues à la fois et porte une protection en fonte qui le rend très résistant. Thomas est plus porté sur le fusil, l’arc ou les couteaux et son lasso lui permet ponctuellement de se poster en hauteur. Bref, Call of Juarez capitalise dans tous les cas sur les fusillades et c’est un choix judicieux car elles sont particulièrement réussies.

Et hop, sans le Duty

Outre le plaisir de tâter d’un arsenal qui diffère agréablement des M1 Garand, MP 42, AK-47 et autres G36c, on profite de plusieurs petites mécaniques sympathiques. D’abord la jauge de Concentration qui une fois chargée permet de réaliser un massacre en descendant un pack d’adversaire quasi-instantanément. Ensuite les "entrées fracassantes" qui se déclenchent lorsque les deux frères font irruption dans un saloon par exemple. Deux cibles partants de chaque coté de l’écran (dont on peut légèrement infléchir la trajectoire) se rejoignent lentement vers le centre et l’on tente de descendre tout ce qui passe dans le champ de tir. Enfin, les sacrosaints duels dont la formule a évolué. Désormais, on se déplace (au stick gauche) pour conserver l’adversaire bien aligné tout en maintenant (au stick droit) sa main un peu tremblante le plus près possible du flingue, afin de dégainer rapidement lorsque retentit la cloche (oui, il y a toujours des cloches dans les duels). On regrette du coup que d’autres aspects du jeu ne soient pas vraiment à la hauteur. Les phases à cheval un peu maladroites passent encore, mais le dirigisme du jeu se montre un peu étouffant. Le fait que votre frangin vous accompagne presque toujours (alors qu’il n’y a pas de mode coopératif) et surtout prenne les devants, déclenchant du coup l’apparition d’ennemis, s’avère pesant. On se sent toujours pressé, bousculé et obliger de suivre une chemin trop balisé. Les deux niveaux ouverts où l’on peut, seul, explorer une vaste zone, sauver des civils et remplir quelques contrats, remuent d’ailleurs le couteau dans la plaie.

Ahouahouaaaa… ouin, ouin, ouin.

Heureusement, Bound in Blood possède encore deux as dans sa manche. Techland restitue l’ambiance Western avec une maestria digne d’admiration. Les musiques, les dialogues vulgaires comme on peut en trouver dans la sérié TV Deadwood, les grands espaces et surtout les situations : évasion de prison, poursuite en carriole, combat contre puis avec les indiens, déserteurs, agents Pinkerton, ville fantôme, vieille mine… tous les clichés du genre y passe pour le plus grand bonheur des amateurs. De plus, le jeu dispose d’un mode multijoueur extrêmement accrocheur. Classes à débloquer, armes et caractéristiques à améliorer, scénarios en équipe incluant des attaques de banque, des assauts de forts… Une fois encore, Techland vise juste. Bref, si vous avez un petit faible pour les films de cowboy, Call of Juarez vous plaira à (six) coup sûr !

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 16 ans
- Aux amateurs de tricot… euh, de Western

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Le premier Call of Juarez
- Red Dead Revolver