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Call of Duty : Black Ops II

Call of Duty : Black Ops II

Après la guerre froide, le studio Treyarch opère un bond dans le temps avec Black Ops II, en 2025. Une époque noire où la guerre a évolué. Est-ce également le cas de la franchise Call of Duty ?
Avec ces sorties annuelles, on pourrait commencer à s’y perdre. Call of Duty : Black Ops II fait "logiquement" suite à Black Ops et non à Modern Warfare 3 sorti l’an passé. On retrouve alternativement Alex Mason et son fils, David, dans des missions qui font le grand écart entre les années 80 et 2025. Un système de flashbacks relatés par une vieille connaissance (eh oui, Frank Woods n’est pas mort !) permet de comprendre pourquoi le grand méchant de l’aventure en veut autant au monde entier, et surtout aux Etats-Unis d’Amérique, pour changer…

Le jour du cœur

A la tête du mouvement anarchique Cordis Die, Raul Menendez est un leader fanatique qui ne recule devant aucune atrocité pour arriver à ses fins. D’ailleurs à ce sujet, le déballage de violence gratuite qui accompagne la campagne principale est de mauvais goût. Et il n’y a aucune option pour désactiver les scènes les plus "tangentes". Nous voilà embarqués dans une dizaine de missions au spectaculaire maitrisé. Ça explose, ça flingue, ça chevauche, ça vole, ça navigue, ça nage, ça escalade, ça danse même (enfin pas longtemps), le tout bien entendu dans un environnement très peu destructible et gavé de scripts. Avec l’armement du futur que l’on a en main, il y avait pourtant de quoi tout raser à l’écran !Touche pas à ma sœur

Toujours est-il que le scénario est bien ficelé et offre des embranchements qui conduisent à des fins différentes. On apprécie de pouvoir choisir son équipement à sa sauce, et grâce au matos débloqué en relevant des défis de mission. Les opérations de Force d’Assaut, facultatives, ont également des répercussions sur l’histoire. Sans influer de manière fondamentale sur vos actions, cela dit. Au sujet de Force d’Assaut. Je trouve le concept excellent ! Cette approche des affrontements en vue tactique (du dessus), tel un général d’armée qui enverrait ses troupes au combat, est intéressante. Dommage que la réalisation soit ratée. En cause, l’intelligence artificielle de vos ouailles. Elles peinent à répondre de manière autonome aux vagues d’ennemis qui vous assaillent ou butent sur des défenses sans réellement prendre d’initiative. Surtout que les ordres sont très limités (attaquer – défendre – aller à ce point). Il y a un réel problème d’équilibrage. On a plus vite fait de prendre directement le contrôle d’un Claw et de donner des ordres, même approximatifs, à la volée. Au bout du compte, cette campagne solo fait vivre de bons moments, avec une mise en scène hollywoodienne réussie. Il manque malgré tout quelque chose, ce "supplément d’âme" qui fait qu’on arrive à s’attacher aux personnages des Modern Warfare. Alors que ceux de Black Ops nous demeurent totalement étrangers, même après une dizaine d’heures passées en leur compagnie…

Cervelle fraiche

Le mode Zombies cher au studio Treyarch revient avec son lot de nouveautés et de créatures affamées. En Lutte, deux équipes s’opposent pour scorer le plus grand nombre de points contre les zombies. La Survie reprend le mode classique de la série. Et les Parties personnalisées permettent de paramétrer à votre convenance les conditions de match. Les pros de "l’éclatage de cervelle zombiesque" sauront y trouver leur compte !

Guerre de prestige

A l’image des précédents volets, les fans de la franchise vont passer la majeure partie de leur temps, de leurs nuits, sur le multijoueur. Ici aussi Treyarch, tente de nouvelles choses. Je salue l’arrivée du "Pick 10", ce système qui permet de personnaliser vos classes en attribuant 10 points d’armement comme bon vous semble. Privilégiez votre arme principale, vos atouts, ou vos équipements secondaires. Libre à vous d’adapter votre "template" de soldat à votre style de jeu. Il faudra voir la viabilité du système sur le long terme. En tout cas, c’est une trouvaille originale. L’aspect communautaire se renforce, avec désormais la possibilité de commenter des matchs et de participer à des compétitions de ligues. De plus, toutes les fonctionnalités de Call of Duty Elite sont désormais gratuites. Aussi, la série de points remplace la série d’éliminations. Les ennemis abattus, les assistances, les sauvetages, les tirs de loin, les désamorçages, tout ce qui rapporte des points fait monter votre jauge de série et permet de déclencher toutes sortes de bonus. Il fallait y penser. Côtés modes, Black Ops II est bien loti et c’est un plaisir de lancer un Elimination Confirmée, un Point Stratégique, un Domination ou un Demolition.

Cet opus de Call of Duty respire le travail bien fait. Le studio Treyarch a le mérite de prendre des risques et de tenter le changement, avec des réussites diverses. Ce qui l’est moins, c’est ce moteur graphique qui ne fait plus le poids depuis l’an passé face à la concurrence. Devra-t-on attendre la prochaine génération de console pour avoir une destructibilité des environnements digne de ce nom dans un Call of Duty ?

Test réalisé par Frédéric Pam.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux soldats virtuels âgés de 18 ans et plus.
- A celles et ceux qui pensent que notre futur est noir.
- Aux curieux qui souhaiteraient découvrir les technologies employées par les forces militaires en 2025.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Call of Duty : Black Ops
- Call of Duty : Modern Warfare 3
- Medal of Honor