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Caesar IV

Caesar IV

Huit ans après Caesar III, le quatrième volet du célèbre jeu de gestion dont l’action se déroule à l’époque romaine aborde un nouveau visage entièrement en 3D. Une évolution réussie ?
Pour faire simple, Caesar est une sorte de Sim City dont l’action se déroule pendant le règne du célèbre Jules César. L’empire romain se développe si vite que l’Empereur cherche des gouverneurs (c’est à dire vous) capables de diriger d’une main de fer les provinces conquises. A ce titre, votre mission consiste à bâtir une cité prospère et de satisfaire aux exigences de Rome sous peine d’être destitué. César n’hésitera pas à envoyer ses légions pour vous liquider manu militari. Au début de votre carrière, les terres à administrer sont de petites provinces. Au gré de vos succès et selon l’humeur de l’Empereur, d’autres provinces plus vastes vous seront confiées. Dans cette tâche, vous n’êtes pas seul, un bataillon de conseillers vous entoure. Vautours !

Ave Caesar, morituri te salutant

Le principe du jeu est simple : assurer le bien-être de sa population en mettant à sa disposition toutes les infrastructures nécessaires pour mener une vie paisible, tout en protégeant ses ressources des attaques ennemies. Faute de quoi, la population désertera la ville.
Si les anciens ne seront pas dépaysés par le gameplay, les novices peuvent s’atteler quelques minutes au tutorial. Un passage obligé pour maîtriser les rudiments du jeu et se familiariser avec l’interface. Les modes de jeu sont : construction libre, scénario (quatre), un multijoueur et un mode carrière.
Les lauriers de César

Notez qu’une centaine de bâtiments est constructible : fermes, industries, ports, mines, commerces, thermes, théâtres, champs, etc. A la différence de l’ancien épisode, vous ne pouvez plus délimiter un type de zone (habitat, commerce, industrie). Le joueur est désormais libre d’implanter les bâtiments où bon lui semble. Reste à trouver le bon équilibre entre le type d’habitation et les bâtiments périphériques. A titre d’exemple, les riches citoyens réclament avant tout de vivre entre eux et une foison de lieux pour se distraire et prendre soin d’eux. En contrepartie, ils verseront un large impôt qui finance le budget de la province que ne manqueront pas de récolter vos percepteurs. Au contraire, si le cadre de vie leur déplaît, aucun d’eux ne viendra s’installer dans votre cité. Le gameplay repose essentiellement sur cet aspect de la satisfaction de vivre dans la province que vous dirigez. Autre élément important, la défense de la cité. Pour cela, le joueur peut lever des légions pour se protéger mais l’aspect conquête et stratégie a été totalement oublié. Dommage.

Alea jacta est !

Pour satisfaire tout ce beau monde, il lui faut de quoi se loger, se nourrir, s’abreuver, gagner de l’argent, se distraire et se sentir en sécurité. Chaque couche de la société a un rôle très précis et doit être traitée avec justesse. Les plébéiens constituent l’ossature d’une cité : agriculteurs, ouvriers, marchands, ingénieurs, etc. La classe moyenne occupe des postes dans la santé, l’éducation, les loisirs et la religion.
Quant aux riches patriciens, ils flamberont leurs sesterces en orgies romaines arrosées à la graisse d’ours. Cet équilibre est fragile. Au final, Caesar IV reprend les mêmes ingrédients que les précédents opus et omet d’aller de l’avant sur le plan des innovations.
Les fans risquent de ne pas y trouver leur compte. Pour les novices, le titre peut tout de même constituer une bonne entrée en matière.

Test réalisé par l’illustre Empereur Richard Roger.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux accros du city builder.
- Aux fans de la Rome Antique
- A César himself


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- City Life
- Glory of the Roman Empire