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Bully Scholarship Edition

Bully Scholarship Edition

Pour certains, la crise d’adolescence se résume à une poussée d’acné, une articulation et une hygiène hasardeuses. Pour d’autres, comme Jimmy Hopkins, c’est un passage bien plus difficile à négocier.
Ejecté de sa famille décomposée, Jimmy atterrit directement dans le pensionnat de Bullworth. Dans cet établissement cohabitent, plus mal que bien, toutes les classes sociales, tous les profils d’élèves, de l’intello boutonneux au sportif décérébré, ainsi qu’un vaste panel de perversions, largement alimenté par les professeurs. Notre héros est à l’image du jeu : un garçon à problèmes, traînant avec lui son lot de tares, mais capable de se dépasser au-delà des limites de l’ensemble de ses camarades. Le besoin d’amour et de reconnaissance que sa famille n’a jamais pu combler, Jimmy va aller le chercher à la force de son poignet, mais pas seulement.

Il est déjà 9h là ?!?

Bully ne déroge pas à la mécanique de la série GTA. Vous évoluez dans un environnement ouvert soumis au temps qui passe. En tant que pensionnaire, vous avez des heures de cours, de lever et de coucher, ainsi qu’un code de bonne conduite. Vous pouvez tout à fait enfreindre les règles établies, mais à vos risques et périls. Très linéaire pour commencer, vous multipliez petit à petit vos capacités, vos armes, vos véhicules, vos tâches ainsi que les zones à explorer. Tout se déroule sous forme de missions, principales et annexes, dont les objectifs apparaissent clairement sur la carte. Leur nombre et leur diversité sont tout simplement incroyables ! Outre les cours, sport, math, ou photo pour ne citer que ceux-là, vous devrez, en autre, vaincre des chefs de clans, remporter des courses, récupérer des petites culottes dans le dortoir des filles ou encore faire une tournée à vélo pour distribuer les journaux.
Malheureusement, la gestion du temps est déstabilisante. Celui-ci s’écoule à vitesse grand V et ne laisse jamais le temps de vraiment explorer une carte plutôt vaste. Frustrant et un peu épuisant, ce système aurait mérité plus de souplesse et de liberté.
Wiimote + Nunchuck = la paire d’enfer à tout faire

La variété des tâches à remplir est un pur bonheur. Les cours s’apparentent à des minijeux couvrant un large éventail qui va de la Cérébrale Académie pour le français, où il faut trouver des mots à partir d’un groupe de lettres, jusqu’à Trauma Center pour la biologie où il faut disséquer en règle avec scalpel, forceps, loupe et épingles. Ajoutez à cela les combats à mains nues ou avec des armes de visée, les déplacements, la communication, et vous aurez compris qu’un bac+4 en manette s’avère un plus. Heureusement, la Wiimote et le Nunchuk sont diablement efficaces. La plupart des actions à réaliser sont intuitives. Inutile de vous faire un dessin : vous envoyez votre plus beau direct du gauche ou vous visez votre cible comme si vous y étiez.
Plus généralement, que ce soit en douceur ou énergiquement, il faut tracer, secouer, tirer, pousser, agiter, pointer, balancer… Bref, non seulement c’est un grand plaisir de jouer, mais en plus, on ne s’ennuie jamais.
Bully sur Wii ? Oh que Oui !

Cette version Wii de Bully est de loin la plus laide. Les graphismes sont assez grossiers et quelques défauts d’affichage ne manquent pas de se faire remarquer. De même, certains réglages, notamment dans la gestion de la difficulté et du temps, créent des frustrations. Cependant, tout ceci reste anecdotique en regard de la richesse du jeu, de la qualité de sa bande-son, ainsi que de la variété et de l’efficacité de son gameplay. D’autant qu’au-delà de ces considérations techniques, derrière des caricatures plutôt bien senties et désopilantes, Bully propose un véritable regard critique d’une des périodes de la vie les plus difficiles à traverser : l’adolescence. Durée de vie, variété, richesse, impertinence et intelligence, rares sont les jeux sur Wii capables d’aligner de telles qualités. Si vous possédez cette console, n’hésitez pas à prendre le destin de Bully en main.

Test réalisé par Mathias Lavorel.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- A celles et ceux de plus de 16 ans qui rêvent de vivre dans la peau d’un caïd en culottes courtes
- A celles et ceux qui pensent que les mauvais garçons ne sont pas complètement mauvais
- Aux fans de la série des GTA


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