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Brink

Brink

Après s’être fait un nom en travaillant sur le multijoueur de Wolfenstein et Quake, le studio Splash Damage vole enfin de ses propres ailes. Brink tombe-t-il du nid ou porte-t-il le genre vers de nouveaux horizons ?
L’Ark. Une succession de catastrophes naturelles transformèrent ce projet hi-tech d’une communauté autosuffisante en dernier espoir de l’humanité. Malheureusement, l’Eden vire au totalitarisme devant le flot incessant de réfugiés s’échouant sur ses docks, semant les graines d’une inévitable révolte. L’heure est venue de choisir votre camp.

Jean qui rit, jean qui pleure

Le premier contact avec Brink s’avère rugueux. Malgré un design inspiré, la réalisation se révèle très moyenne avec des textures basiques qui tardent à s’afficher, des effets visuels modestes et un doublage français parfois risible.Mais surtout, le mode solo constitue un passage obligé pour débloquer certains éléments de customisation de l’arsenal et s’initier aux mécaniques d’affrontements par équipe, or l’intelligence artificielle est une calamité absolue, carrément rédhibitoire. Néanmoins, une fois cette douloureuse initiation solitaire achevée (ou ignorée), le multijoueur prend la relève et Brink se montre sous un meilleur jour. Chaque niveau s’articule autour d’une série d’objectifs que les deux équipes de 8 joueurs doivent réaliser. Il peut s’agir de libérer et escorter un VIP, d’assister la progression d’un robot, d’empêcher l’intrusion d’une base… Outre les étapes principales, on peut à chaque instant consulter une liste d’assignations secondaires susceptibles d’avantager votre camp : construire une mitrailleuse montée, récupérer un centre de commandement, ouvrir un raccourci ou au contraire l’obstruer. Cela dépend de votre classe.

Soldat suisse

Soldat, ingénieur, médecin et espion : Splash Damage propose une sélection classique mais l’aborde de façon libre. On peut ainsi facilement changer de classe en cours de partie en se rendant dans un centre de commandement et surtout, toutes les classes peuvent utiliser toutes les armes. La distinction en chaque profil existe bien sûr, mais elle concerne surtout les compétences (soin, hacking, construction…) et les aptitudes que l’on achète en accumulant de l’expérience (tourelle de défense, balles perforantes, etc.). Impossible néanmoins de tout obtenir, le niveau maximum étant limité. Le reste (vie, vitesse, type d’armes) dépend de la corpulence du personnage et vous pouvez incarner un médecin résistant et lent ou faible mais rapide. Dans tous les cas, l’esprit d’équipe se révèle primordial.

Ça balance

On pourrait se prendre au jeu si les problèmes d’équilibre n’étaient pas si nombreux. On se retrouve par exemple avec un ingénieur surpuissant et la nécessité de parfois jouer une classe que l’on n’a pas optimisée (avec les problèmes que cela peut engendrer dans des équipes formées aléatoirement). Certaines cartes possèdent des goulots d’étranglement qui favorisent de façon aberrante un camp. Comme il est impossible de tuer un adversaire d’une seule balle (ou grenade), le nombre confère systématiquement un avantage presque insurmontable, ce qui n’incite pas à s’éparpiller sur des objectifs secondaires. De plus, le fameux système de déplacement assisté est loin d’être aussi intuitif que promis et l’interface multijoueur ne permet pas de choisir les parties que l’on rejoint (vive le lag). Dans ses meilleurs moments, lorsque les planètes s’alignent, Brink s’avère vraiment fun, mais cet état de grâce reste trop rare pour espérer s’imposer face aux ténors du genre.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 16 ans.
- Aux fans du multijoueur prônant l’esprit d’équipe.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Ennemy Territory : Quake Wars, plus convainquant à l’époque.