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Borderlands 2

Borderlands 2

Un peu moins d'un an après sa sortie, petite piqûre de rappel sur Borderlands 2 à l'occasion de l'arrivée du DLC Tiny Tina's Assault On Dragon Keep.
Pour accéder directement au test du DLC Tiny Tina's Assault on Dragon Keep, cliquez ici.

Borderlands 2 pouvait-il être autre chose qu’un gros add-on ? L’équilibre délicat entre FPS et hack’n’slash limite forcément la marge de manœuvre de Gearbox comme elle limitait celle de Blizzard sur Diablo 3. Cela n’empêche pas le studio de soigner sa copie.

Office du tourisme

C’est avec plaisir que l’on découvre de nouvelles régions de Pandore. Loin de se reposer sur l’effet cel-shading caractérisant le jeu, les développeurs nous offrent des zones plus vastes aux reliefs prononcés. Il n’est pas rare au détour d’un corridor montagneux de s’extasier devant un panorama magnifique ou une construction impressionnante. Le monde gagne aussi en cohérence avec des ambiances qui changent lorsque la nuit chasse progressivement le jour et un semblant de vie (trains, caravanes de voyageurs, combat entre créatures, etc.) dans les lieux que l’on traverse à pied ou en voiture.Une impression de persistance qui faisait défaut au premier épisode. Bien entendu, l’humour déjanté qui caractérisait le premier opus répond présent. On retrouve des personnages familiers comme le docteur Zed et l’on en découvre de nouveaux complètements frappadingues. Ils interviennent d’ailleurs beaucoup plus régulièrement lors des missions, transcendant même les banales quêtes annexes par leurs dialogues barrés.

Tant que je gagne, je joue

Côté gameplay, on navigue en terrain connu. Zero, Salvatore, Axton ou Maya sont certes des personnages inédits mais possèdent comme leurs prédécesseurs une aptitude unique (invisibilité, double gun, tourelle, stase) et 3 arborescences de compétences passives que l’on peut développer selon son style de jeu. Une couche supplémentaire de progression fait son apparition avec le système de Brutasse : une infinité de petits défis qui permettent d’améliorer légèrement une caractéristique. Bref, de quoi se tailler le combattant souhaité, sur le fond comme sur la forme (avec des dizaines de tenus à débloquer). Mais les fans le savent, le fun réside surtout dans le loot et les affrontements. Il y a des coffres, beaucoup de coffres, énormément de coffres et l’on fouille chacun d’entre eux dans l’espoir de trouver une pétoire toujours plus puissante. Dégâts élémentaires, armes qui se lancent comme des grenades au lieu de se recharger, qui tirent en rafales si l’on vise, qui gagnent en précision à chaque tir, il y a un nombre délirant de combinaisons possibles à découvrir. Gearbox se montre aussi créatif sur le bestiaire. Les ennemis chargent, se mettent à couvert, gardent de la distance, sautent, volent, rampent, se rendent invisibles ou se transforment à l’image du Goliath. Tirez-lui dans la tête et il devient fou, se retournant contre ses comparses (ce qui est bien), gagnant un niveau à chaque victime puis vous chargeant lorsqu’il n’a plus d’autres adversaires (ce qui est moins bien). Du coup, malgré quelques errements de l’intelligence artificielle, les combats se révèlent prenants, intenses et tactiques. D’autant plus que si vous vous lancez dans le multijoueur où certaines compétences (aires d’effets, boost de vulnérabilité, bonus de groupe, etc.) permettent d’accroitre la synergie entre personnages. Si vous devez encore une fois compter sur la bonne volonté de vos compagnons (surtout en ligne) pour un partage équitables des items, les échanges se font enfin via une interface évitant les arnaques.

Je ne t’aurais pas déjà tué, toi ?

Dommage que certains choix se montrent irritants, à commencer par la réapparition des ennemis. Cet élément du game design déjà présent dans le premier Borderlands nuit à la persistance du monde dans lequel on évolue. Voir des bases que l’on a nettoyées repeuplées lorsque l’on y revient 10 minutes plus tard refreine les velléités d’exploration. Et je ne parle pas du "plaisir", lors d’un combat long et mouvementé, de voir des ennemis réapparaitre dans notre dos. Alors bien sûr, on peut traverser certaines zones en courant, mais à quel coût ? Entre ceux qui nettoient tout à chaque fois et ceux qui se lassent de purger 4 fois le même camp, un écart de niveau finit par se créer. Le calibrage de la difficulté, déjà très affecté par la génération aléatoire d’armes, prend un coup de plus. Dommage d’ailleurs qu’aucun système ne permette aux joueurs ayant des niveaux trop disparates de s’amuser ensemble. Présentement, un joueur de niveau 5 ne peut rien faire aux côtés d’un joueur de niveau 20, comme dans le précédent volet. Heureusement, Borderlands 2 possède largement assez de qualités pour que l’on accepte d’endurer ces défauts et les fans du premier opus peuvent y aller les yeux fermés.


Test du DLC Tiny Tina’s Assault on Dragon Keep

Lorsqu’ils ne sont pas en train de fomenter une révolution contre Hyperion ou de piller tout ce qui traine, à quoi s’occupent nos chasseurs de l’arche ? A faire une partie de Bunker et Brutasses, bien sûr ! Le jeu de rôle le plus cool au monde. Et autant dire qu’avec Tiny Tina en maitre de jeu, la partie va rapidement virer au chaos généralisé.

Quand on arrive en ville

Si l’on peut bien entendu utiliser son personnage fétiche pour s’aventurer dans ce jeu de rôle version "plateau", l’amusante mise en abime permet à Gearbox de se lâcher sur différents points. Visuellement, on découvre un univers original qui se veut essentiellement médiéval. Le village avec sa taverne, les bateaux vikings, la forêt sombre, les mines peuplées de nains, le temple maudit, l’imposant château du grand méchant et ses geôles mal famées… rien ne manque et pour peu que vous entrepreniez les nombreuses quêtes secondaires disponibles en ville, vous en avez pour une bonne dizaine d’heures de découverte. De plus, comme le récent Call of Juarez : Gunslinger, les interventions de Tina provoque des changements en temps réel du monde ce qui fait toujours son petit effet.

Bastooon !

L’humour s’avère aussi omniprésent. Déjà parce que l’on a constamment le droit aux commentaires des "joueurs" que sont Brick, Mordecai et Lilith. Tantôt, ce sont des remarques cyniques, désabusés ou moqueuses, tantôt des décisions qui deviennent pour vous des objectifs. Ensuite car de nombreux personnages secondaires s’invitent à la fête, du Beau Jack à Claptrap en passant par Ellie ou Monsieur Torgue. Et comme vous pouvez vous en douter, leurs interventions sont souvent hilarantes. Enfin, parce que les développeurs prennent un malin plaisir à passer en revue les clichés des jeux de rôle. On y trouve le bourrin (oui, c’est Brick) qui va frapper un personnage et retourner toute une ville contre vous. Le joueur désespéré parce qu’il s’est fait assassiner en traitre par NoobKiller ou celui qui en veut à ses équipiers parce qu’il s’est fait "ninjaloot". Bref, lorsque l’on est familier avec le genre, les références hilarantes s’enchainent et ça fait du bien.

Gentil le dragon, gentil

De plus, ces clichés servent aussi de base pour le bestiaire. Le gameplay du jeu ne change pas du tout, dans la mesure où l’on conserve son arsenal et ses aptitudes. Par contre, on affronte de nouveaux ennemis : petites fées voltigeant en tout sens, arbres géants, paladin érigeant des protections, nains équipés de gros marteaux, archers capables de déclencher des pluies de flèches, squelettes énormes, sorciers manipulant la magie du froid, dragons gigantesques… C’est un catalogue des classiques. Reste que le jeu est plutôt difficile et certains ennemis peuvent se révéler atrocement coriaces. Les adeptes de la distance (comme Zero) risquent de peiner face à des ennemis capables de bondir directement au contact dans des zones souvent étroites. Le jeu s’essaye aussi ponctuellement à des choses plus (puzzles) ou moins (plateforme) inspirées. Reste que lorsque l’on parle de DLC, celui-ci se hisse sans mal dans le haut du panier en terme de rapport plaisir/prix.

Note du DLC : 5/5

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans.
- Aux amateurs de chasses aux trésors, d’humour décalé et de massacre.

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