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Blazblue : Calamity Trigger

Blazblue : Calamity Trigger

A peine un mois avant la sortie du très attendu Super Street fighter IV, Arc System Works dégaine la version européenne de BlazBlue. Simple hors d’œuvre ou challenger surprise ?
La baston a beau être devenu un genre de niche, on y trouve plusieurs sous-catégories ardemment défendues par des fans intransigeants. Bien connu des amoureux de combats 2D pour sa série Guilty Gear, le studios Arc System Works entame avec BlazBlue une nouvelle ère. Un passage de relais en douceur ?

Beau même avec des bleus

De toute évidence, les développeurs n’ont pas ménagé leur peine. Après l’aliasing dégoulinant de KoF XII, on ne peut qu’être admiratif du rendu visuel de BlazBlue.Les environnements mélangent harmonieusement des éléments 2D et 3D d’une finesse irréprochable, constellés de petits détails amusants. Les personnages dessinés à la main bénéficient d’un design très accrocheur et d’animations particulièrement léchées qui, lors des attaques spéciales, s’accompagnent d’une débauche d’effets visuels hyper stylisés. Les développeurs posent avec soin les bases de leur nouvel univers, proposant un mode histoire lourdement scénarisé qui relie, tantôt de façon dramatique, tantôt de façon hilarante, les 12 protagonistes.

Dolly, tu sors

Le chiffre est faible au regard d’autres jeux, cependant BlazBlue ne compte pas le moindre clone (façon Ryu/Ken/Dan/Akuma/Gouken). On trouve bien des guerriers relativement classiques comme Ragna ou Jin qui multiplient les assauts à l’épée mais d’autres surprennent. La technique de Rachelle consiste à piéger l’arène, Lichi plante son bâton puis prend appui dessus pour lancer ses attaques, Arakune se rend invisible, plane, plonge dans le sol ou se déforme, Carl se bat à l’aide d’une marionnette géante et Hakumen se joue essentiellement en contre. Une telle diversité soulève des craintes concernant l’équilibrage, qu’Arc System Works balaye d’un revers du gameplay. Le système de combat est une petite merveille, autorisant des enchaînements libres et fluides, des interruptions, des contres, du jonglage, deux types de défense, un cancel et bien sûr une jauge réservée aux furies spectaculaires.

Petits joueurs s’abstenir

Les possibilités sont énormes et l’on regrette amèrement que le jeu, malgré la présence d’un mode Entraînement très fourni, ne se fende d’aucune forme de tutorial. D’ailleurs, sorti de raccourcis sur le stick droit pour les attaques spéciales (uniquement en solo), Blazblue ne se montre pas très avenant envers les "amateurs", sanctionnant les moindres erreurs. Les combos arrachent facilement un tiers, voire la moitié de la vie, aucun Ultra ne permet d’inverser la tendance et seul un flot continu d’attaques permet de déclencher des coups spéciaux. Le caractère compétitif du jeu ressort évidemment avec le mode en ligne qui permet d’organiser des salles de rencontres amicales et de participer à des combats classés. Si la qualité des protocoles gérant particulièrement bien le lag et la possibilité d’enregistrer ses combats pour les partager impose le respect, le système de classement laisse dubitatif. Il repose en effet sur l’accumulation de points d’expérience plutôt que sur le niveau de compétence du joueur, ce qui fausse le système de Matchmaking. Pas de quoi détourner les fans de bastons 2D qui verront certainement en BlazBlue un challenger de taille à Street Fighter IV.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 12 ans
- Aux intégristes de la baston 2D

Vous aimerez si vous avez aimé :
- La série Guilty Gear
- King of Fighter XII, que l’on préfère oublier.
- Street Fighter IV