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Black

Black

Quand le studio à l’origine de Burnout s’attaque au FPS, on sent que le carnage n’est pas loin. Le FPS décérébré mais jouissif, un concept auquel seul Criterion pouvait donner ses lettres de noblesse. Laissez le cerveau au vestiaire. Promis, vous n’en aurez pas besoin. Et c’est partiiiiiiiii !
A moins d’avoir passé ces dernières années dans une cave, difficile de ne pas avoir entendu parler du phénomène Burnout. Là où le premier se contentait d’être chargé en testostérone, les opus suivant ont progressivement fait monter le délire vers le carnage routier et l’hécatombe automobile. Alors lorsque Criterion propose un FPS, on se demande sur quoi on va bien tomber. Attention, Hollywood débarque dans vos salons !

Les opérations spéciales… revues et corrigées

Black vous catapulte dans la peau d’un soldat des opérations spéciales accusé d’avoir fait capoter une opération. Les attentats ravagent la planète, et derrières les mouvements terroristes plane l’ombre de la Septième Vague, une organisation qui leur fournit des armes. Ca parait sérieux comme ça, hein ? Surtout que vous allez avoir de belles scènes filmées avec de vrais acteurs et une vraie histoire d’espion. Oui mais tout ça, c’est juste pour la déco. Ce qui suit, ce sont des scènes de flingage en série comme on en a rarement vues !
Seul, avec des IA (tout juste utiles pour distraire les vilains) ou sous couvert d’un sniper, vous allez participer à un carnage généralisé. On flingue, on bute, on défouraille. Pas de réalisme, on s’en moque, on est là pour zigouiller en hurlant comme un furieux devant son écran. De l’action brute, jouissive, démesurée !
Le bon Black Ops, il voit un truc, il tire !

L’univers est presque entièrement destructible. C’est vraiment impressionnant. Les éléments du décor volent en morceaux sous les impacts de nos balles. Une salle toute propre ressemble à un champ de ruines après notre passage. La modélisation des dégâts, les effets de particules, la beauté des décors : le boulot réalisé impressionne, coupe le souffle ! Un ennemi caché ? Soyez bourrin ! On peut détruire sa couverture avant de le plomber. Ne cherchez pas le réalisme. Ici les chargeurs des armes tournent entre 60 et 100 cartouches. C’est n’importe quoi, mais c’est génial. On tire sans compter, avec les deux armes qu’on peut emporter, en trouvant toujours des munitions sur l’ennemi. Un zozo dans un immeuble vous embête ? Lancez une ch’tite grenade par la fenêtre et l’explosion se répand d’étage en étage faisant voler les fenêtres. Une porte ? Ca s’ouvre au fusil à pompe ! Black, pousse la folie du flingage dans ses derniers retranchements en jouant la surenchère. Les balles ricochent, allant souvent frapper des "objets" explosifs et provoquer des réactions en chaîne inattendues. On ravage le décor, on fait chuter des enseignes sur l’ennemi, exploser des bombonnes à ses pieds. Vos voisins vont vous haïr !

Réflexion, action !

Vous l’avez compris, Black se présente comme un jeu dans lequel la réflexion tient une part « modeste ». Par rapport à Killzone, il possède un environnement moins linéaire car plusieurs niveaux offrent des alternatives de passage.
Attention, ce n’est pas non plus un environnement ouvert, mais le joueur a moins l’impression d’être sur un rail. L’IA des ennemis est plus que satisfaisante pour un titre de ce genre, elle saura même vous contourner pendant qu’un soldat vous fixe par ses tirs. Alors, des défauts ? Certes…Black a le défaut de ses qualités. Progressivement, il devient tellement bourrin, avec des ennemis "blindés", qu’on se dit que les développeurs en ont peut-être fait trop. Ca tire de partout, on ne sait plus où on habite. Et notre super commando n’a pas appris à enjamber les obstacles…

Test réalisé par Arnaud Papeguay

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux décérébrés et fiers de l’être
- A ceux qui se moquent du réalisme
- Aux joueurs qui veulent en prendre plein les yeux sans se claquer un neurone


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- Medal of Honor : Faucons de Guerre
- Call of Duty 2 : Big Red One