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BioShock Infinite

BioShock Infinite

Figure emblématique de cette génération de console, BioShock attend depuis 6 ans maintenant son véritable successeur. On oublie donc la "suite" dispensable sortie en 2010 pour accueillir le divin enfant : BioShock Infinite.
Columbia. Cité flottante, miracle scientifique, ambassadrice de l’exceptionnalisme américain jusqu’à ce qu’en 1900, sous l’impulsion d’un certain Comstock, elle fasse sécession et disparaisse dans les nuages. C’est là que Booker DeWitt, vétéran, détective et parieur malchanceux, doit se rendre. Retrouver une certaine Elizabeth puis la ramener à New York est le seul moyen pour lui d’effacer ses dettes.

Un peu plus près des étoiles

A l’instar de Rapture, Columbia ne se contente pas d’afficher un environnement immersif au design éblouissant.La ville est une véritable actrice. A travers les conversations des habitants, les affiches, les enregistrements ainsi qu’une foultitude de détails, elle raconte son histoire, apporte des réponses sur le pourquoi et le comment de ses personnages publics ou aborde des thématiques telles que la religion, le racisme, l’impérialisme, le fordisme, voir la physique quantique. Néanmoins, deux autres personnages partagent la vedette. Booker bien évidemment, dont le passé nébuleux se dévoile progressivement. Et surtout, Elizabeth, la fille du "prophète" régnant sur Columbia. Loin des boulets que l’on doit parfois se traîner, la jeune captive se révèle être une véritable réussite. Tantôt attachante et vulnérable, tantôt colérique et lucide, elle est surtout "vivante". Elle s’active toujours, observant la ville, parlant aux habitants, glissant un commentaire, vous indiquant la présence d’objets utiles, crochetant des serrures pour vous, lançant des munitions ou des kits de soins en plein combat, lorsqu’elle n’utilise pas ses pouvoirs dimensionnels. Une facette sur laquelle nous n’en dirons pas plus. Sachez juste que le scénario s’avère bien plus surprenant et passionnant que ce que peut suggérer l’intrigue de base.

La mort venue du ciel

Ce sera sans doute une bonne nouvelle pour certains, l’aspect narratif reste largement facultatif. Si vous souhaitez aborder BioShock Infinite comme un FPS d’action, c’est possible et vous ne serez pas déçu du voyage. On y retrouve les fondamentaux du premier BioShock. Vous pouvez jongler entre un arsenal classique (pistolets, fusils, mitrailleuses, lance-roquettes, etc.) et des pouvoirs surnaturels permettant aussi bien d’enflammer vos adversaires que de les projeter dans les airs ou de "pirater" des automates de défense. Autant d’éléments que l’on peut améliorer et combiner pour créer son propre style de jeu, avant de le renforcer via les nombreux équipements cachés en ville. A cela s’ajoute les fameux rails qui relient les îlots flottants de Columbia. On peut s’y accrocher et sauter de l’un à l’autre pour atteindre des positions hautes, sauter sur les barges flottantes de la police, s’échapper… Cela peut sembler anecdotique sauf qu’une fois le système maitrisé, il confère un dynamisme hallucinant aux affrontements, avec en prime des sensations fortes façon montagne russe.

Comme un rêve

Alors certes, Infinite ne peut espérer provoquer le choc suscité par son illustre prédécesseur, certes la technique n’est plus aussi impressionnante, et pourtant, quelle claque ! L’esthétisme, l’ambiance et la profondeur de l’univers provoquent une immersion totale. Les personnages suscitent une véritable implication émotionnelle. L’histoire surprend par sa qualité. La richesse et le dynamisme du gameplay s’avèrent jouissifs. BioShock Infinite ne se contente pas de justifier une longue attente, il constitue un exemple d’imagination et de maturité ver lequel une partie de l’industrie vidéo-ludique devrait tendre.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans.
- Aux amateurs d’univers originaux et profond.
- A ceux qui recherchent un FPS de qualité.

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