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BioShock 2

BioShock 2

Un univers magnifique et fascinant, des thématiques profondes, un gameplay aussi riche qu’efficace : BioShock n’a pas rejoint le panthéon des FPS par hasard. Mais cette suite, privée de ses géniteurs originaux, est-elle à la hauteur ?
Croquemitaine emblématique de l’utopique cité sous-marine Rapture, le Big Daddy joue cette fois le premier rôle. Dix ans après les événements de BioShock, des enfants disparaissent, emportés dans les profondeurs. Toujours rongée par le remord, le Docteur Bridgette Tenenbaum retourne dans la ville maudite pour les sauver et y trouve une aide inattendue. Delta, prototype de Big Daddy, sort d’un long coma avec une seule idée en tête, retrouver sa fille.

Rise Rapture, rise
Difficile de nier le plaisir que l’on éprouve en replongeant dans l’univers torturé de BioShock. Transcendé par sa fabuleuse esthétique art-déco, le jeu n’a pas pris une ride et l’architecture grandiose des ruines délabrées dégage toujours une atmosphère unique. Big Daddy et Petites Sœurs continuent de hanter les lieux à la recherche d’Adam, sous l’œil envieux des survivants dégénérés, prêts à tout pour une goutte du précieux liquide. On y croise d’ailleurs de nouveaux visages menaçants, notamment les Grandes Sœurs, aussi agiles que létales. Mais ce retour est aussi l’occasion de découvrir un nouveau pan de l’histoire obscure de Rapture, désormais sous le joug d’une certaine Sofia Lamb, dont le communautarisme excessif contraste avec les dérives individualistes qui caractérisaient Andrew Ryan, fondateur de la cité. Le problème, c’est qu’elle n’apprécie guère votre ingérence (ni celle de Tenenbaum) dans ses affaires.

Attention, ça va piquer un peu

Les affrontements, toujours aussi violents, s’avèrent nettement plus nombreux et difficiles que dans le précédent opus. En tant que Prototype, Delta diffère des autres Big Daddy. Il ne possède pas leur résistance, mais se déplace plus rapidement et surtout, peut acquérir de nouvelles aptitudes grâce aux plasmides. Rapidement, on retrouve tous les éléments qui ont fait le succès de BioShock. Le large arsenal d’armes améliorables et les très nombreux pouvoirs, actifs (feu, électricité, glace, essaim d’insecte…) comme passifs, permettent d’élaborer une multitude de tactiques lors des combats. L’exploration occupe toujours une grande place, avec le system de hacking amélioré ainsi que l’appareil photo servant à collecter des informations sur les adversaires. Forcément, en s’appuyant sur les bases en béton armé posées par son aîné, BioShock 2 offre une aventure solide, efficace et engageante, mais aussi dénuée d’ambition.

Tout pareil

Une bonne suite réussit généralement à compenser la disparition du plaisir de la découverte – apanage du numéro 1 – par l’ajout de nouveautés substantielles, d’améliorations notables. Les niveaux que l’on arpente, les pouvoirs que l’on débloque et les armes que l’on récupère, malgré quelques raffinements utiles, demeurent beaucoup trop familiers. Si l’on excepte l’utilisation de l’iconique vrille, quelques passages immergés anecdotiques et les phases où l’on doit protéger une Petite Sœur pendant qu’elle collecte de l’Adam, le fait d’incarner un Big Daddy, n’apportent rien au niveau gameplay. Et bien que le scénario s’avère intéressant, il lui manque la profondeur des thématiques qui caractérisait l’ancien épisode. Bref, fort de ses qualités intrinsèques, BioShock 2 reste un excellent FPS mais il ne parvient jamais vraiment à sortir de l’ombre de son prédécesseur.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans
- A ceux qui veulent simplement revoir Rapture

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