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Binary Domain

Binary Domain

2080. Les androïdes sont désormais communs mais leur utilisation est très réglementée… en théorie. Lorsque l’on découvre des simulacres d’humains, ignorant leur propre condition et infiltrés au plus haut niveau de l’état, rien ne va plus.
Habitué à jouer avec les codes de la culture japonaise, le studio Yakuza (auteur de la série éponyme) ambitionne avec Binary Domain de conquérir le marché occidental. Une démarché périlleuse, tant il est facile lorsque l’on implique d’autres nationalités de sombrer dans la caricature. Et malheureusement, ce shooter révèle dès le premier contact deux tares majeures, quasiment rédhibitoires. J’ai bien dit "quasiment".

Don Camillo à la maison blanche

La première, ce sont ces fameuses caricatures. L’équipe d’intervention internationale remontant la piste des simulacres jusqu’au Japon est une collection de clichés : deux américains bourrins, deux anglais hautains, une chinoise froide…Les français échappent au massacre puisqu’un agent se fait rapidement éliminer et seul un robot demeure. Autant dire que l’on a du mal à s’attacher au héros ou à son groupe. Pire encore : un doublage français honteux verse du sel sur la plaie. Il ne s’agit pas d’un naufrage à la Two Worlds II car les acteurs sont capables de fournir une performance correcte, mais plutôt d’un sabordage volontaire. On se coltine ainsi un afro-américain qui parle comme une racaille des cités, un conseiller du président américain à mi-chemin entre Don Camillo et Charles Pasqua, une chinoise dont l’accent apparaît ou disparaît selon les dialogues… C’est un festival de débilités, jusque dans certaines traductions à côté de la plaque ou insultes hors de propos. Incompréhensible pour un titre accordant une place considérable aux dialogues, nous y reviendrons.

Je t’aime, moi non plus

Ce massacre est d’autant plus rageant qu’il donne une fausse impression du jeu. D’abord, les personnages sont loin d’être monolithiques. Les échanges, lors des affrontements ou durant des séquences plus calmes de transition, révèlent des individualités un peu plus travaillées. Même Dan, notre héros américain cool et roublard n’est pas si lisse qu’il y paraît. Ensuite, la thématique des simulacres, ces robots qui se croient humain, n’a rien du simple prétexte. Il y a une réflexion sur ce qui sépare l’homme de la machine, avec quelques scènes fortes. Enfin, parce que les dialogues s’intègrent de façon intelligente aux mécaniques de gameplay. Il ne s’agit pas vraiment de roleplay dans la mesure où vos réponses n’affectent pas le déroulement du scénario mais plutôt vos relations avec les personnages. Selon le degré de confiance qu’ils vous portent, vos équipiers se montrent plus ou moins obéissants, plus ou moins efficaces lors des affrontements.

DIE, Robot

Des affrontements d’ailleurs très plaisants. Le système de mise à couvert a beau être banal, il s’avère efficace. Comme dans Vanquish, on prend un réel plaisir à affronter des robots aux aptitudes variées, à les démembrer pour les ralentir ou les décapiter pour qu’ils se retournent contre leurs "frères". Les situations sont variées avec des poursuites à bord de voiture, de jet-ski, des affrontements dans des trains. Et on retrouve la touche japonaise avec des boss monstrueux ou l’amélioration des armes et des personnages. Du coup, les joueurs qui surmonteront leur première impression négative (et s’abstiendront d’utiliser certains persos) découvriront un Third Person Shooter vraiment accrocheur, spectaculaire et fun.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans.
- Aux amateurs de TPS.

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- Vanquish