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Battlefield : Bad Company

Battlefield : Bad Company

Après Modern Warfare, voici le second épisode de Battlefield dédié aux consoles de salon. Comment cette franchise purement PC vit-elle son emprise progressive sur le monde des consoles ? Avec ce titre, DICE adapte le gameplay au monde du pad.
Le passage sur consoles de Battlefield, avec l’épisode Modern Combat, a imposé quelques changements. A la base purement multijoueur, le jeu s’est vu greffé un mode solo. Bad Company ne fait pas exception, mais il transforme l’approche. Plutôt qu’une sorte de gros didacticiel à la prise en main du jeu en équipes, il propose une vraie campagne.

Band of Loosers

Vous voici débarqué dans la pire bande de bras cassés de l’US Army. Vous n’aviez qu’à pas déconner. Au sein de la Compagnie B, alias Bad Company, vous évoluerez avec trois partenaires. Votre sergent, le seul gars à peu près normal, et deux débiles congénitaux vous serviront de compagnons d’infortune. Si c’était pour vous accompagner en pique-nique, passerait encore. Mais seulement voilà, la guerre fait rage. Un bon vieux choc Est-Ouest entre l’US Army et l’Armée russe. Votre bande de quatre gusses va se voir confiée les pires missions pour ouvrir la route ou sécuriser la progression de troupes amies. On vous l’a dit, vous n’aviez qu’à pas déconner…
Mais en chemin, la bande découvre que des mercenaires combattent auprès des Russes. Des mercenaires payés en lingots. Voilà qui ne va pas laisser indifférent nos hommes qui y voient une occasion d’abandonner tout idéal patriotique.
Refaire la déco soi-même

Le déroulement de la campagne se montre très conventionnel, avec des situations de combat déjà vécues et revécues. Mais il faut accorder au soft un certain talent dans l’immersion avec des bruitages qui donnent envie de se jeter au sol à la moindre fusillade. Ajoutez à cela le fait que les bâtiments s’avèrent très largement destructibles (à part les escaliers, ce qui fait toujours bizarre). Du coup, le combat urbain prend des airs d’apocalypse avec murs volants en éclats et projections de gravats. Un tireur embusqué à une fenêtre ? Pas de souci, un bon tir de roquette pour éventrer la bâtisse et on n’en parle plus. Les personnages de bidasses abrutis amusent au début, mais à la longue ça saoule un peu. On se retrouve avec une campagne dans la moyenne, mais avec des personnages trop caricaturaux pour avoir une identité forte.

Quid du multijoueur ?

Battlefield reste évidemment un jeu orienté multijoueur. Là où le PC permet à 64 personnes d’en découdre sur de vastes cartes, la console n’offre que le jeu à 24 sur huit cartes nettement plus directives. Un artifice pour faire en sorte que les participants s’en mettent plein la poire. Et le plomb vole d’autant plus que les développeurs ont choisi de rendre totalement fantaisiste la contenance des chargeurs : 50 à 60 balles pour un fusil d’assaut, en lieu et place de 30. Ce qui du coup rend la classe de mitrailleur nettement moins attrayante. Cinq classes avec leurs équipements sont disponibles, ainsi que de nouveaux matériels à débloquer en montant en grade. Mais la patte DICE reste bien présente et les combats accrochent le joueur.
D’autant plus qu’on peut faire voler en éclats toutes les constructions avec un arsenal lourd : chars, transports de troupes, artillerie, mortiers. Point de carte stratégique ni de chef de bataille, cependant.
Pour l’instant, seul le mode Ruée vers l’or est disponible (un camp attaque pour détruire des caisses d’or, l’autre défend). Un mode Conquête sera ajouté ultérieurement via téléchargement gratuit.

Test réalisé par Arnaud Papeguay.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs à partir de 16 ans
- A ceux qui veulent un Battlefield sur console
- Aux joueurs qui aiment s’en mettre plein la tête en multi
- A ceux qui veulent ravager des villes entières en courant après des caisses d’or


Vous aimerez si vous avez aimé :
- Battlefield 2 : Modern Combat sur Xbox 360.
- la série Battlefield sur PC.
- Enemy Territory : Quake Wars