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Atelier Meruru : The Apprentice of Arland

Atelier Meruru : The Apprentice of Arland

Meruru succède à Rorona et Totori, pour clore la trilogie d’Arland, dans la joviale saga des Atelier. Les quelques améliorations çà et là raviront les fans, mais ne suffiront pas à ce que l’alchimie prenne chez les autres.
Merurulince Rede Arls, alias Meruru, est la princesse du tout petit royaume d’Arls. C’est aussi une alchimiste en herbe, disciple de Totori, l’héroïne du précédent épisode, avec qui elle partage son atelier (et un ridicule sobriquet). Son père, le roi, ne voit pas cette fascination pour la tambouille magique d’un bon œil. Il décide donc de la mettre à l’épreuve et lui donne trois ans pour développer le pays grâce à cet art, avant que la contrée ne fusionne avec la puissante République d’Arland, mitoyenne.

Développement durable
Afin d’honorer ce défi, il faut que l’héroïne princière attire le plus de population possible avant l’échéance fatidique. Pour ce faire, elle doit accomplir certaines tâches : aider les avant-postes du royaume en leur fournissant des recettes alchimiques (le gros du boulot) , ouvrir des chemins amenant à de nouveaux lieux , battre des boss , ou encore obtenir des "succès" relatifs à tous les aspects du jeu (atteindre un niveau donné, utiliser des objets un certain nombre de fois...). Réussir ces besognes permet d’obtenir des points de développement, que l’on dépense ensuite pour améliorer les infrastructures du royaume. Chaque rénovation attire un grand nombre d’habitants à Arls et active aussi des effets bonus. En pratique, on se rend rapidement compte que ces mécanismes ressemblent au principe des points d’aventurier d’Atelier Totori. D’une manière générale, il s’agit toujours de savoir gérer ses ressources, glanées dans les différentes aires de jeu, aux points de récolte prévus à cet effet, ou sur les monstres. Plus on avance dans l’histoire, plus le nombre de recette alchimiques s’élargit et plus on a besoin de s’aventurer loin pour découvrir de nouveaux matériaux. Du classique, pour qui connaît la série. Mais le nouvel enrobage fonctionne bien et confectionner les recettes alchimiques reste une activité relativement addictive, pour les amateurs de jeu de gestion des ressources comme les Harvest Moon.

Recette améliorée... un peu

On sent un léger mieux au niveau du système de combat dans cet Atelier, même si cela reste encore le défaut du jeu. De petite amélioration, en petite amélioration, le sentiment de mollesse s’est légèrement estompé, au fil des épisodes. Les joutes campent cependant sur une structure de RPG au tour par tour encore un peu trop basique et sans grand génie. Toutefois, le rôle des attaques de zone est, cette fois-ci, habilement mis en valeur. Par conséquent, on sentira, très tôt dans le jeu, le besoin de synthétiser plus des projectiles offensifs (que seuls les alchimistes peuvent utiliser). L’attention du joueur est ainsi focalisée d’avantage sur les mécaniques de synthèse d’objets et c’est tant mieux. Techniquement, on constate du progrès dans les décors, plus détaillés. En contrepartie, le taux de rafraîchissement d’images tombe assez bas et des saccades s’invitent souvent à la fête. Au final, si vous avez aimé les deux précédents volets, cette conclusion à la trilogie d’Arland vous plaira. On y retrouve tous les personnages marquants des précédents épisodes et c’est certainement le meilleur opus des trois, malgré les défauts inhérents à la saga. Mais si vous n’avez pas accroché au principe de la série, que son système de combat vous endort et que le style "manga gnangnan pour otaku" vous donne des boutons, ce n’est pas Meruru qui vous convaincra. Notez enfin que le jeu est entièrement en anglais, mais qu’il propose les voix japonaises originales.

Test réalisé par Emmanuel Bahu-Leyser.

Avis de la rédaction

À qui s’adresse ce jeu ?
- Aux otaku de 12 ans et plus qui comprennent impérativement l’anglais.
- Aux alchimistes en jupette qui aiment lancer des bombes rigolotes sur des lapinous.
- Aux amateurs de jeux de gestion colorés, saupoudrés d’un peu de RPG.
- Aux fans de la série qui ont envie de savoir comment se clôt la trilogie d’Arland.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Atelier Totori : The Adenturer of Arland
- Atelier Rorona