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Assassin's Creed Liberation HD

Assassin's Creed Liberation HD

GTA, God of War ou encore Castlevania : il n’est plus rare de voir des jeux de consoles portables s’offrir une petite visite sur leurs grandes sœurs de salon. Reste à voir si le choix s’avère judicieux pour une série au rythme aussi soutenu qu’Assassin’s Creed.
Etonnamment, il est assez rare de voir le jeu vidéo s’amuser avec le 4ème mur, rompre la barrière entre réel et virtuel. Liberation s’y risque en se présentant comme un projet Animus développé par les studios Abstergo.

L’autre guerre d’indépendance
C’est directement vous, en tant qu’utilisateur, qui revivez la vie d’Aveline de Grandpré. Vous plongez dans la peau d’un assassin, à travers ce jeu développé par… des templiers ! Oui, la proposition de base s’avère étrange et le mystère s’épaissit avec l’irruption d’une entité "fantôme" qui a déjà hanté Brotherhood, l’application Project Legacy ou Assassin’s Creed III. Qui est-elle, que veut-elle ? Nous vous laissons le plaisir de la découverte. La redoutable Aveline opère dans la Nouvelle-Orléans et ses environs, de 1765 à 1780. C’est une contemporaine de Connor néanmoins préoccupée par une autre révolution. Métisse née d’un noble français et d’une africaine affranchie, elle se fait un devoir de lutter contre l’esclavagisme.Reculade
Une approche qui façonne jusqu’au gameplay puisqu’Aveline peut endosser 3 costumes. Celui d’assassin est optimisé pour le combat. Le déguisement d’esclave laisse une certaine liberté de mouvement et permet d’enquêter auprès des serviteurs mais rend les gardes méfiants. A l’inverse, s’habiller comme une dame entrave vos mouvements mais rend les gardes amicaux, au point de pouvoir les séduire pour avoir sa propre escorte. Hormis cette spécificité, Liberation offre une expérience très semblable aux anciens AC : exploration, filature, poursuite et assassinat, auxquels s’ajoutent quelques à-côtés comme le commerce maritime ou la restauration d’échoppes. Et c’est là que surviennent de nombreux problèmes. On se retrouve avec les mécaniques de la série usées jusqu’à la corde. Aux approximations de déplacements (notamment dans le bayou) et aux combats répétitifs viennent s’ajouter des défauts inhérents à la structure du jeu. Les missions ultra dirigistes découpées en toutes petites sections conviennent parfaitement au jeu nomade mais absolument pas à une expérience sédentaire. Le monde étriqué, le peu d’activités annexes ou les chargements constants vont complètement à contre-courant de ce qu’Ubisoft accomplit avec l’aventure ouverte, fluide et riche d’Assassin’s Creed IV.

Mauvais timing
A cela s’ajoute diverses considérations techniques. Impressionnant sur Vita, Liberation perd de sa superbe dans sa version HD. Certes, la modélisation des personnages et les textures gagnent en finesse. Mais le résultat demeure très moyen au regard de ce que l’on attend d’un Assassin’s Creed. Alors certes, le jeu est vendu à un prix modeste mais c’était aussi le cas d’un Blood Dragon qui profitait d’une réalisation tout aussi léchée que Far Cry 3. Et puis surtout, deux mois à peine après les grands horizons de Black Flag, les aventures d’Aveline, trop basiques, peinent à séduire. Libération reste un jeu correct mais hormis les fans avides de creuser le folklore de la série, les autres joueurs risquent d’être peu réceptifs.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- aux joueurs de plus de 18 ans.
- Aux fans inconditionnels qui veulent en savoir plus sur Erudito.

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