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Assassin's Creed II

Assassin's Creed II

Assassin’s Creed II est un titre attendu au tournant. Bluffant par sa technique et son ambiance, le premier opus souffrait aussi d’une navrante répétitivité. Le fils lave-t-il les péchés du père ?
La différence entre captivité et liberté doit sembler bien mince au pauvre Desmond Miles. Que ce soit pour les Templiers qui le retenaient prisonnier ou pour les Assassins qui l’ont aidé à fuir, il se retrouve à vivre la vie d’un de ses ancêtres afin de localiser l’emplacement d’un mystérieux fragment d’Eden. Les temps changent, l’aventure continue…

Passe ton Brevet d’Assassin Chevronné d’abord !

Séducteur, bagarreur, insouciant… l’heureuse jeunesse d’Ezio Auditore da Firenze va voler en éclat lorsqu’un complot emporte la moitié de sa famille. Mu par la vengeance, le jeune homme embrasse son héritage, plongeant au cœur de la guerre secrète entre assassins et templiers qui secoue l’Italie de la Renaissance. Mais avant d’assouvir sa soif de sang, Ezio doit apprendre à devenir un véritable assassin. ACII est une épopée homérique qui s’étend sur plusieurs lieux (Florence, Venise, Rome), plusieurs années, plusieurs époques, plusieurs niveaux.La vendetta d’Ezio, l’héritage d’Altaïr, les étranges visions de Desmond : toutes les intrigues progressent, se nourrissant mutuellement pour former un tout passionnant. Il est donc regrettable que ce point fort soit aussi un point faible. Les nombreuses cinématiques ne sont pas très avenantes (visages expressifs mais moches), l’unité de temps est ignorée (on passe instantanément du jour à la nuit) et on déplore quelques facilités narratives (le fameux "comme par hasard"). Mais doit-on faire la fine bouche lorsque le reste du jeu est aussi bon ?

Ezio, je suis ton (arrière-arrière-arrière-arrière grand-) père !

On retrouve bien sûr beaucoup d’Altaïr chez Ezio, mais tout est plus riche, intégré de façon plus organique. Il est toujours aussi grisant de bondir sur les toits, d’escalader n’importe quel édifice pour profiter de vues vertigineuses, de galoper à cheval et l’on peut désormais nager, naviguer sur une gondole ou même planer grâce à l’aile volante de votre bon ami Léonard de Vinci. Les combats demeurent hyper spectaculaires, avec des chorégraphies propres à chacune des armes disponibles, mais ne se résument plus au basique défense/contre. Les différents types de gardes vous obligent à varier les techniques et même les tactiques de fuite. Finies les interactions mécaniques et limitées avec les habitants : n’importe quel attroupement un peu dense permet de se "fondre dans la foule", on peut engager des mercenaires ou des courtisanes et leur désigner des cibles, ce qui permet d’élaborer des approches un peu plus réfléchies. D’ailleurs il faut gérer son niveau de notoriété : arracher des affichettes ou payer des crieurs lorsque l’on veut conserver un profil bas ou au contraire agir sauvagement car cela fait fuir certains gardes. Les magasins servent à faire quelques emplettes (armure, armes, soins, gadgets) avant une opération et les techniques d’assassinats gagnent en variété. Outre les fameuses lames doubles, on peut utiliser du poison pour rendre fou un garde qui fera le sale boulot à votre place ou exécuter une cible depuis diverses postures.

Plein emploi

Inattaquable sur le gameplay, ACII devait cependant faire ses preuves sur un point crucial : celui de la diversité. Ubisoft fait table rase de la structure ultrarépétitive du premier épisode. Les nombreuses missions principales comme les assassinats majeurs sont amenés de façon beaucoup plus scénarisée et intéressante, à l’instar d’un GTA. Et puis, il y a tout le reste…
On retrouve les classiques : points d’observation, items à collecter (trésors, plumes), contrats d’assassinats, courses, livraisons, bastonnades, mais aussi des tombeaux à visiter qui mettent vos talents d’acrobates à l’épreuve, votre fief de Monteriggioni à restaurer et aménager pour avoir des revenus, ainsi que diverses activités à travers la campagne de Toscane, équivalent de l’ancien Royaume, mais bien plus riche et structurée avec de vraies villes. Magnifique, doté d’une ambiance incroyablement immersive, d’intrigues prenantes, de phases d’actions jouissives et d’une richesse enivrante, Assassin’s Creed II est une œuvre grandiose, un monde fabuleux que l’on foule avec plaisir et que l’on ne quitte qu’à regret.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans.
- Aux fans de la série et à tous les autres intéressés par le concept.
- Aux amoureux de la Renaissance

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