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Assassin's Creed Brotherhood

Assassin's Creed Brotherhood

En attendant un Assassin’s Creed III explorant une nouvelle époque, Ubisoft Montréal décide de s’attarder sur les mésaventures du charismatique Ezio Auditore. Cette fois, ce n’est plus une vendetta mais une véritable guerre que livre notre héros.
Brotherhood débute quelques secondes après l’épisode précédent avec un Ezio perdu en plein cœur du Vatican, heureux d’avoir retrouver un fragment d’Eden et choqué par l’apparition de la déesse Minerve. Une victoire malheureusement de courte durée pour les Assassins. Menée par les Borgia, l’armée des templiers ravage Monteriggioni et c’est un Ezio affaibli qui se rend à Rome, en plein territoire ennemi, pour mener une guerre secrète.

Rome s’est faite en un an

Avec une période de gestation aussi courte, Brotherhood laissait craindre le pire, surtout en terme de recyclage et il faut reconnaître que monuments mis à part, Rome s’avère visuellement très familière.De plus, sortie de quelques destinations extérieures liées à des missions ponctuelles, l’aventure se déroule dans la capitale italienne. Avant de hurler après la disparition des campagnes toscanes, sachez que l’aire de jeu n’en reste pas moins étonnamment vaste, incluant sans le moindre chargement les faubourgs de la ville, des lacs, des ruines et divers bidonvilles qui garantissent une certaine variété. Un choix immersif qui se paie néanmoins sur le plan technique : aucune évolution graphique, textures apparaissant tardivement, innombrable bugs de collision avec les chevaux qui circulent dans les ruelles… Cela manque un peu de finition. Il est d’autant plus aisé de qualifier le titre de version 2.5 que les nombreuses mécaniques de jeu inédites n’ont finalement qu’un impact mineur sur le gameplay. Comme précédemment, les missions principales cohabitent avec les tâches annexes permettant d’étendre son pouvoir et sa fortune. Rome se divise en quartier et vous devez, à chaque fois, abattre un capitaine puis une tour pour saper l’influence des Borgia. Dès lors, il devient possible d’acheter ou restaurer divers commerces (banques, forgerons, etc.) et monuments. Pas de gestion à proprement parler (prix fixes) mais des rentrées d’argents qui permettent d’améliorer l’arsenal d’Ezio. Alors certes, il y a le plaisir de voir les bâtiments se construire, d’obtenir des missions supplémentaires en collectant des objets, d’avoir des petits défis dans le cadre des guildes, mais fondamentalement, cela reste proche de l’épisode précédent.

Tour de passe-passe

Idem pour la partie affrontement. Il y a de nouveaux coups, de nouveaux ennemis, des combos d’armes ou l’apparition de l’arbalète mais globalement, on combat de la même façon. Même le fameux système de confrérie relève de l’illusion. Depuis les pigeonniers, un menu permet de dispatcher vos assassins à travers l’Europe afin de réaliser des missions leur rapportant de l’expérience pour ensuite augmenter leurs compétences. Très sympa mais une fois dans le jeu, la mécanique se limite à désigner une cible proche pour qu’ils attaquent, un peu comme on pouvait déjà le faire avec les mercenaires. Cela dit, un magicien vous le confirmera : une bonne illusion fait mouche, et c’est exactement ce qu’il se passe avec Brotherhood. L’impression de restaurer la ville ou d’avoir une envergure internationale, l’aspect financier mieux équilibré, les combats plus difficiles, les conditions annexes pimentant chaque mission pour qui veut obtenir une synchronisation optimum, le retour des puzzles dévoilant La vérité, les tombeaux à explorer et surtout la grande qualité des missions scénarisées s’allient pour mener un assaut victorieux contre les résistances des plus sceptiques.

L’homme est un loup pour l’homme

Et puis il y a le coup fatal : le multijoueur. Que ce soit seul ou en équipe, le concept est d’être à la fois le chasseur et la proie d’autres joueurs. On doit donc traquer sa victime tout en surveillant ses arrières. L’intérêt tient au fait que les joueurs possèdent des apparences similaires à celle des civils et que se tromper de cible revient à échouer. Du coup, tant que l’on ne se trahit pas (course, escalade), il est possible de se fondre dans la foule. Le résultat est simplement génial, donnant lieu à des courses-poursuites délirantes, des exécutions inattendues et d’hilarants moments de confusion. Ubisoft renforce le tout avec un système d’acquisition d’attributs inspiré de Call of Duty et une évaluation de score à la The Club, qui rend le tout aussi original qu’addictif.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans
- Aux fans d’Ezio

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