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Alone in the Dark

Alone in the Dark

Eclipsé par le succès de Resident Evil, la série à l’origine du genre survival horror refait surface. Alone in the Dark sortira en mars prochain et si Eden se charge des versions Xbox 360 et PS3, c’est un autre studio français qui planche sur PS2 et Wii.
L’expérience fait la différence. Après le sympathique Obscure, il n’est pas surprenant de voir les lillois d’Hydravision s’occuper des conversions PS2 et Wii du prochain Alone in the Dark. Le jeu ayant adopté un profil bas jusqu’à aujourd’hui, il nous tardait d’enfin le découvrir, malheureusement, le bougre reste… timide. Trop timide.

Avoue !

Alone in the Dark repose sur trois aspects : son ambiance, son scénario et la notion de survie. Du coup, voir une version amputée de ses sons, peuplée d’à peine deux créatures et présentée par un développeur refusant poliment d’évoquer l’intrigue, laisse plutôt dubitatif. Histoire d’apaiser notre frustration, Hydravision a néanmoins levé le voile sur quelques éléments. Edward Carnby, que l’on incarnera, n’est pas un simple homonyme mais bien le héros de l’épisode initial. Reste à découvrir comment notre détective qui enquêtait au fin fond de la Louisiane en 1923 se retrouve à New York en 2008, sans la moindre ride (ça m’intéresse ça !). Une chose est sûre : les évènements surnaturels qui dévastent Central Park y sont clairement liés...
S’inspirant énormément de la série 24 heures Chrono, l’aventure se déroule sur une nuit et se découpe en chapitres avec un "Previously" en début d’épisode et un "Coming next" à la fin. Espérons que le suspense sera à la hauteur.
Prince of Park

Cela dit, tout survival horror se jauge par sa capacité à provoquer des sueurs froides, et Alone in the Dark aligne quelques cartouches intéressantes. Une fois n’est pas coutume, votre premier adversaire sera l’environnement. Les changements qui se déroulent dans le parc affectent les immeubles alentours : les bâtiments s’affaissent, les murs s’écroulent, les planchers se fissurent et le feu dévore voracement les meubles. Il vous faudra parfois jouer les acrobates pour échapper à la mort et faire preuve de célérité dans vos choix. L’obscurité de certains lieux et les ombres fugitives générées par votre torche useront aussi vos nerfs, d’autant que certaines s’avèreront être d’étranges créatures, sans doute échappées de l’imaginaire tordu de Lovecraft.

Le retour de Mac (Gyver)

Ici encore, le titre se distingue. La rareté des munitions vous obligera à tirer parti des éléments qui vous entourent. Enflammer des objets pour infliger plus de dégâts, ramasser des bouteilles d’alcool pour fabriquer des cocktails Molotov ou encore attirer les créatures dans des pièges. Certains items serviront aussi à résoudre quelques puzzles (ayant parfois plusieurs solutions).
L’inventaire, matérialisé par les poches intérieures de votre veste, symbolise d’ailleurs l’attention portée à la notion d’immersion. Pas d’interface, pas de réticule de visée (on passe en vue subjective lorsque l’on tire), des blessures localisées qui peuvent vous handicaper…
Et la version Wii enfonce le clou : ce sont des mouvements qui permettent de dégainer son arme, sa lampe, d’ouvrir l’inventaire, de vérifier ses munitions ou d’appliquer des bandages. Hydravision semble avoir façonné soigneusement les différents éléments qui rendent le concept d’Alone in the Dark alléchant, mais il leur faut encore les assembler en un tout harmonieux et… effrayant !

Projet en cours réalisé par Frédéric Dufresne.